"La réunion qui s'est déroulée à Tunis avait clairement un caractère unilatéral", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dont le pays a boycotté la conférence.
"Pour nous il est clair que cette réunion n'a pas aidé à créer les conditions qui stimuleraient toutes les parties à rechercher une solution politique" au conflit, a-t-il ajouté.
Allié de longue date de Damas, la Russie avait expliqué son refus de participer à cette conférence car elle avait l'impression qu'il s'agissait de "former une coalition internationale, afin de soutenir une partie d'un conflit intérieur contre l'autre".
"On a invité en Tunisie des groupes d'opposition alors que des représentants du gouvernement syrien n'ont pas été invités", avait souligné la diplomatie russe.
La Chine, qui avait mis son veto avec Moscou à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant début février la répression du régime de Damas, a elle aussi refusé de participer à la conférence.
La conférence a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions pour faire plier le régime de Damas, mais a temporisé sur le déploiement d'une force conjointe arabe/ONU de maintien de la paix.
Le groupe des "Amis de la Syrie" a également reconnu le Conseil national syrien (CNS) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique" et s'est engagé à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de lui envoyer des armes.


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