Plus encore, la plupart des militants du mouvement islamiste Hamas en exil à Damas ont quitté la Syrie en raison de la sanglante répression de cette révolte. Dans un discours prononcé vendredi dans une mosquée du Caire, le Premier ministre du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza Ismaïl Haniyeh a d’ailleurs appelé des milliers de sympathisants à soutenir « l’héroïque peuple syrien dans sa lutte pour la liberté, la démocratie et les réformes ».
Sur un autre plan, le Qatar a appelé hier à la création d’une commission d’enquête de l’ONU sur la judaïsation de Jérusalem. « Nous devons agir rapidement pour mettre fin à la judaïsation d’el-Qods », a déclaré l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa el-Thani, à l’ouverture d’une conférence internationale sur Jérusalem. Il a donc appelé l’ONU à former une commission pour enquêter « sur toutes les mesures prises par Israël à Jérusalem-Est depuis son occupation en 1967 pour effacer le caractère arabo-islamique de la ville ». « Que les gouvernements en Occident (...) sachent que l’opinion publique arabe s’est réveillée » et n’acceptera « pas moins qu’une paix juste fondée sur les droits légitimes du peuple palestinien », dont le droit à un État indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, a-t-il également averti. Faisant allusion à la poussée islamiste dans les pays du printemps arabe, cheikh Hamad s’est demandé si « l’on peut peut concevoir que les peuples qui ne supportent plus l’injustice chez eux puissent accepter l’injustice de l’occupation » dans les territoires palestiniens.
« Les mesures d’annexion (...) sont nulles et non avenues. Jérusalem-Est est la capitale éternelle de la Palestine », a de même déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas devant les participants à la conférence, dont une délégation du mouvement juif antisioniste Neturei Karta. Quelque 350 personnalités arabes et étrangères ainsi que des représentants des trois religions monothéistes participent à la conférence de deux jours.
Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est en 1967 et considère l’ensemble de la Ville sainte comme sa capitale « unifiée et indivisible ». Les Palestiniens veulent, eux, faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur État et dénoncent les tentatives d’Israël d’étendre son contrôle sur ce secteur de la ville.
(Source : AFP)

