À 26 ans, le milieu de terrain offensif formé à Cannes avec la génération Gaël Clichy, et passé par Sedan (L2 et L1) puis Lorient (L1), a fait son trou, sans faire de bruit.
« Je ne voulais surtout pas y penser. Ma conception, c’est qu’on travaille et si on doit être récompensé, tant mieux », réagit son père, Roger Amalfitano, 57 ans, lui-même ancien attaquant en 2e division à Châteauroux et qui a inculqué à Morgan « des valeurs familiales, l’humilité et la simplicité ».
Aussi présent sur son côté droit que discret en public (il faut tendre l’oreille pour entendre le son de sa voix lors des conférences de presse), Morgan, deuxième meilleur passeur de L1 en 2010-2011, confirme depuis l’automne tout le bien qu’en pense le staff marseillais.
Détonateur de la révolte marseillaise à Dortmund lors du dernier match de poule de Ligue des champions, passeur décisif pour le but du 1-2 de Loïc Rémy, ce joueur au gabarit modeste (1,76 m pour 68 kg) éclabousse de son talent fin novembre le match OM-PSG (3-0), d’un maître tir qui éteint les espoirs parisiens.
« Gros potentiel »
Si bien que la question de son avenir en bleu revenait comme une rengaine. « Je fais le maximum pour mériter la sélection, déclarait-il récemment. Je joue à l’OM et je suis régulier, j’aurais tort de ne pas y croire. » Cadre de l’équipe de France et lui aussi appelé pour rencontrer l’Allemagne le 29 février à Brême, son partenaire Alou Diarra avait vu juste, lui prédisant un avenir international.
« Il a un gros potentiel. S’il continue à enchaîner les gros matches, il tapera dans l’œil du sélectionneur », déclarait-il il y a un mois.
« Il a été présélectionné. Il ne lui manque plus que la sélection. S’il continue, il passera un cap, il a le potentiel, c’est sûr », dit-il maintenant.
Titularisé à 17 reprises (en 23 matches) cette saison en L1, après des débuts difficiles où le banc était devenu son meilleur ami, le Niçois d’origine, barré à son arrivée par Lucho, n’a jamais renoncé, jusqu’à devenir aujourd’hui indispensable.
« Il y a beaucoup de choses qui ont joué, confiait-il il y a peu, pour expliquer sa progression. Dans un premier temps, c’est le travail mais il a fallu également gérer d’autres choses comme les difficultés du début de saison. Cela fait partie du football et c’est grâce à cela que l’on avance. » En sélection, « si ça se passe bien pour lui et qu’il s’adapte, comme il l’a fait dans les clubs où il est passé, je pense qu’il pourra apporter sa pierre à l’édifice », ajoute son père, également occupé à suivre son fils cadet, Romain, sous contrat avec Reims (L2).
Pour Morgan, confie encore le papa, « Marseille c’était un rêve, car l’OM c’est le top en France, du même niveau que les plus grands clubs étrangers ».
La preuve, Marseille est le premier club fournisseur d’internationaux contre l’Allemagne, avec, outre Amalfitano, Alou Diarra, Steve Mandanda et Mathieu Valbuena qui, lui, effectue son retour, tandis que Loïc Rémy est blessé.
(Source : agences)

