De gauche à droite, Ibrahim Baghdadi, Hachem Othman, Guido Benevento et Mona Farès, directrice du département de promotion touristique au ministère du Tourisme, lors de la remise des certificats.
Tout au long de cette session coordonnée par la Coopération italienne, le ministère du Tourisme et la Fédération des municipalités de Baalbeck, les participants ont assisté à un large éventail de modules. Parmi les nombreux sujets, on peut citer l’accueil et la prise en charge des clients, l’optimisation du service en salle, la présentation des normes sanitaires et la gestion marketing. « Il ne s’agit pas à proprement parler d’un apprentissage, mais bien d’une mise à niveau », précise le professeur Ibrahim Baghdadi, coordinateur de la session et directeur du département de tourisme et management de l’hospitalité à la LIU. « Le but de cette formation est d’apporter un bagage managérial supplémentaire à ces professionnels dont la plupart sont autodidactes », ajoute-t-il.
« La formation s’est révélée très bénéfique, surtout le plan technique et réglementaire. Je sais désormais comment conserver certains aliments selon les normes en vigueur », souligne Mme Awada.
« Une mauvaise réputation »
Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste de mise en valeur de l’offre touristique de Baalbeck et du nord de la Békaa, lancé par la Coopération italienne début 2011. Son but est de « replacer le patrimoine historique et artisanal de la région au premier plan de l’éventail culturel du Liban », explique Anna Dal Maso, responsable du programme au sein de la Coopération italienne. Et d’ajouter que « trop de visiteurs, mal informés, pensent que Baalbeck se limite aux ruines d’Héliopolis, alors que la ville regorge de sites et de commerces traditionnels. De plus, dans un contexte politique souvent tendu, la région souffre injustement d’une mauvaise réputation ».
Un certain nombre de réalisations prendront effet dans le courant de l’année. Dans un premier temps, la mise à jour du site Internet de la municipalité auquel sera incorporé un descriptif circonstancié de son patrimoine. Puis la création à Baalbeck d’un itinéraire touristique balisé, composé de dix-huit étapes historiquement et culturellement significatives. Joanne Farchakh Bajali, journaliste au quotidien al-Akhbar et archéologue de formation, en supervise la mise en œuvre. « Entre autres sites, l’itinéraire inclura la source de Ras el-Aïn et la grande mosquée omeyyade », souligne-t-elle. Six guides seront recrutés parmi la population de Baalbeck et formés par le ministère du Tourisme pour travailler précisément sur ce nouveau circuit. Enfin, d’ici à l’été, la Coopération italienne et le ministère travailleront conjointement à l’élaboration d’un cahier des charges, lequel, s’il est appliqué par les établissements d’accueil, débouchera sur l’obtention d’un nouveau label de qualité.
Guido Benevento, directeur de la Coopération italienne au Liban, s’est félicité de ce que « certaines municipalités, réticentes au départ, mesurent aujourd’hui les bénéfices du projet. Il faut maintenant sensibiliser davantage d’acteurs économiques de la région, au premier rang desquels les commerçants et artisans ». Des propos que le président de la municipalité de Baalbeck, Hachem Othman, s’est empressé d’appuyer : « La population est très heureuse de voir des étrangers s’impliquer dans la vie économique et culturelle de la ville. »
Une journée de célébration organisée le 4 mars prochain à Baalbeck par l’agence italienne, le ministère du Tourisme et la Fédération des municipalités marquera formellement l’aboutissement de ce partenariat.


L'effet domino de la guerre au Moyen-Orient sur les baleines au large de l'Afrique du Sud
Que dire?Tournons vers l'avenir et espérons pour Baalbeck et sa région devenus méconnaissables à tous points de vue depuis quelques années...introduction à l'hospitalité donc...qui aurait cru qu'un jour,au Liban,on aurait besoin de cours et de formations sur l'hospitalité?!Mais l'avenir sera certainement meilleur...vive l'avenir...
20 h 24, le 21 février 2012