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Économie - Liban - Développement

Responsabilité sociale des entreprises : la BLC s’engage

M. Raoul Nehmé recevant une distinction pour le classement du siège central de la BLC, comme premier bâtiment libanais « respectueux de l’environnement ».

Le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, a parrainé hier le lancement du programme de responsabilité sociale de la BLC Bank. Celle-ci, en coopération avec la Société financière internationale (IFC) et le Conseil libanais pour la construction verte (LGBC), a mis au point un plan d’action global, destiné à lutter contre la dégradation de l’environnement et améliorer les conditions sociales des citoyens.
« Les chiffres relatifs à l’environnement sont alarmants », a déploré M. Khoury au cours de son intervention. Il a cité une étude de la Banque mondiale datée de 2004, selon laquelle le coût que subit le Liban pour la dégradation de l’environnement se chiffre à 800 millions de dollars annuellement, soit 3,7 % du PIB. Une autre étude en provenance de l’université de Yale indique que sur 132 pays, le Liban arrive à la 94e place en termes de dégradation de l’environnement. « Les équipes du ministère de l’Environnement ont développé un programme avec huit projets de loi qui ont été soumis au Conseil des ministres, dont la moitié a d’ores et déjà été approuvée », a souligné M. Khoury. « Il est donc urgent que le secteur privé s’implique entièrement dans le financement de projets “verts” , qui soutiennent une croissance et un développement durables », a conclu M. Khoury.
Depuis quelques années dans le monde, les banques semblent avoir compris l’importance d’adopter une stratégie de responsabilité sociale, car au-delà de l’amélioration de l’image qu’un tel changement peut leur apporter, c’est aussi une réduction des coûts à long terme que les entreprises recherchent. C’est en tout cas l’avis du directeur général de la BLC, Raoul Nehmé, qui a reçu à l’occasion une distinction de la part de la LGBC pour le siège central de la banque, classé comme premier bâtiment libanais « respectueux de l’environnement ».
Parmi les changements entrepris par la banque, le directeur général de la BLC a cité les mesures pour réduire la consommation d’énergie, d’eau et de papier. « Les résultats sont très encourageants : en un an, on a réduit de 18 % notre facture d’électricité, ce qui représente 80 tonnes de CO2, on a économisé 900 000 litres d’eau et on a utilisé 30 % de papier en moins », a indiqué M.
Nehmé. Il n’a pas souhaité dévoiler le montant du budget alloué à ce programme de responsabilité social, mais il a assuré que « malgré l’ampleur du chiffre, le retour sur investissement serait assuré en cinq ans ».

 

M. R.

Le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, a parrainé hier le lancement du programme de responsabilité sociale de la BLC Bank. Celle-ci, en coopération avec la Société financière internationale (IFC) et le Conseil libanais pour la construction verte (LGBC), a mis au point un plan d’action global, destiné à lutter contre la dégradation de l’environnement et améliorer les conditions sociales des citoyens.« Les chiffres relatifs à l’environnement sont alarmants », a déploré M. Khoury au cours de son intervention. Il a cité une étude de la Banque mondiale datée de 2004, selon laquelle le coût que subit le Liban pour la dégradation de l’environnement se chiffre à 800 millions de dollars annuellement, soit 3,7 % du PIB. Une autre étude en provenance de l’université de Yale indique que sur 132 pays,...
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