Des partisans du Hezbollah à Beyrouth, en novembre dernier. Aujourd'hui, la police d'Azerbaïdjan a arrêté plusieurs personnes suspectées d'être liées à l'Iran ou au Hezbollah, qui auraient planifié des attaques dans l'ex-république soviétique du Caucase. Photo Reuters
La police d'Azerbaïdjan a arrêté plusieurs personnes qui auraient planifié des attaques dans l'ex-république soviétique du Caucase, a annoncé aujourd'hui mardi la télévision azerbaïdjanaise.
La télévision d'Etat AzTV, citant le ministère de la Sécurité nationale, a indiqué que les suspects, dont le nombre n'a pas été précisé, avaient des liens avec les services de renseignement iraniens et le Hezbollah, mouvement libanais soutenu par Téhéran. Ils comptaient attaquer des intérêts étrangers en Azerbaïdjan, avaient déjà identifié des cibles et acheté des explosifs, des armes et des munitions, selon la télévision, qui n'apporte pas d'autres précisions.
Ces annonces interviennent après les attentats la semaine dernière à New Dehli et Bangkok et visant des Israéliens. En Géorgie, une autre république ex-soviétique du Caucase, une bombe sous un véhicule de l'ambassade de l'Etat hébreu avait pu être désamorcée. Le gouvernement israélien a accusé Téhéran d'avoir orchestré ces attaques. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a également pointé du doigt le Hezbollah.
"Ces incidents", avait déclaré, le 14 février dernier la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland, en évoquant la Thaïlande, l'Inde et la Géorgie, "surviennent dans la foulée d'attentats déjouées qui visaient Israël et les intérêts occidentaux, notamment un attentat aidé par l'Iran à Baku, en Azerbaïdjan, et un autre lié au Hezbollah à Bangkok, en Thaïlande", a-t-elle ajouté.
En janvier, l'ambassade américaine avait mis en garde contre de possibles attaques de "terroristes étrangers" à Bangkok. Les autorités avaient peu après annoncé l'arrestation d'une personne liée au Hezbollah et avaient conservé depuis la capitale sous haute surveillance.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a démenti, d’une cérémonie à Beyrouth le 16 février, toute implication de son parti dans les attaques de New Delhi, Tbilissi et Bangkok.
L'Azerbaïdjan, pays laïc à majorité musulmane, entretient des relations difficiles avec son voisin iranien, qu'il accuse de chercher à exporter une vision radicale de l'islam sur son territoire.
L'Iran a accusé l'Azerbaïdjan d'avoir collaboré avec les services de renseignements israéliens et facilité les assassinats de scientifiques nucléaires iraniens ces dernières années, des accusations qualifiées de "calomnie" par Bakou.
La télévision d'Etat AzTV, citant le ministère de la Sécurité nationale, a indiqué que les suspects, dont le nombre n'a pas été précisé, avaient des liens avec les services de renseignement iraniens et le Hezbollah, mouvement libanais soutenu par Téhéran. Ils comptaient attaquer des intérêts étrangers en Azerbaïdjan, avaient déjà identifié des cibles et acheté des explosifs, des armes et des munitions, selon la télévision, qui n'apporte pas d'autres précisions.
Ces annonces interviennent après les attentats la semaine dernière à New Dehli et Bangkok et visant des Israéliens. En Géorgie, une autre...

