Un iranien fait le plein dans une station service du centre de Téhéran le 19 février dernier. Selon l'agence gouvernementale américaine d'information sur l'Energie (EIA), l'Iran détient les quatrièmes réserves de pétrole les plus importantes de la planète.BEHROUZ MEHRI
Le commandement de la défense anti-aérienne iranienne a publié aujourd’hui un communiqué, repris par l’agence officielle IRNA, annonçant le début des manœuvres anti-aériennes pour la protection de sites nucléaires. Ces manœuvres, baptisées "Sarollah" ("vengeance de Dieu"), dureront quatre jours et auront lieu dans "la moitié sud du pays", bordant notamment le Golfe, a ajouté l'agence, précisant qu'elles mettraient en œuvre une large panoplie de missiles, les systèmes radar et l'aviation de l'Iran.
Selon le communiqué, les manœuvres se dérouleront sur 190.000 km2 et visent à renforcer la coordination entre les forces dépendant des Gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime qui contrôle notamment les missiles iraniens, et celles relevant de l'armée traditionnelle.
Israël a multiplié ces dernières semaines les allusions à une possible frappe militaire contre les sites du programme nucléaire iranien. L’État hébreu et une partie de la communauté internationale soupçonnent Téhéran, malgré ses démentis, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, dont les zones d'ombre ont été condamnées par six résolutions du conseil de sécurité de l'ONU depuis 2006. Un telle attaque interviendrait probablement, selon les experts, par le sud du pays où les manœuvres ont été organisées.
Dans le même temps, le président de la compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC) Ahmad Ghalebani a affirmé aujourd’hui que l'Iran va stopper ses ventes de pétrole à d'autres pays européens que la France et la Grande-Bretagne si l'Europe poursuit ses "actions hostiles" contre Téhéran. M. Ghalebani, cité par l'agence Mehr, a mentionné nommément l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Grèce, le Portugal et les Pays-Bas comme susceptibles d'être frappés par cette mesure. Cette dernière répond à l'embargo décidé en janvier par l'Union européenne sur l'achat de pétrole iranien dans le cadre d'un renforcement de ses sanctions contre le programme nucléaire iranien controversé.
L’Iran a vendu en 2011 quelque 500.000 barils/jours, soit près de 20% de ses exportations de brut, à l'Union européenne. M. Ghalebani a toutefois indiqué qu'"actuellement ce volume a baissé", sans préciser dans quelles proportions. Il a également à nouveau assuré que Téhéran n'aurait aucun mal à vendre le pétrole jusqu'alors exporté vers l'Europe, affirmant qu'"à l'heure actuelle, la demande pour le pétrole iranien a augmenté sur les marchés internationaux".
Téhéran a annoncé dimanche qu'il arrêtait toute vente de pétrole à la France et à la Grande-Bretagne, les deux pays de l'UE les plus en pointe pour promouvoir les sanctions contre l'Iran. Cette mesure est néanmoins largement symbolique, Londres et Paris ayant quasiment arrêté toute importation de brut iranien dans la perspective de l'embargo de l'UE qui devrait prendre totalement effet le 1er juillet prochain.
L'Italie, l'Espagne et la Grèce, qui reçoivent l'essentiel des exportations iraniennes de brut vers l'Europe, pourraient en revanche être pénalisées si Téhéran mettait sa nouvelle menace à exécution. Le brut iranien représente quelque 30% des importations de la Grèce et 13% de celles de l'Italie, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Les grands pays asiatiques sont les principaux acheteurs de pétrole iranien, l'Union européenne (et en particulier les pays d'Europe du sud) ne représentant qu'un cinquième des exportations d'or noir de la République Islamique.
Selon l'agence gouvernementale américaine d'information sur l'Energie (EIA), l'Iran détient les quatrièmes réserves de pétrole les plus importantes de la planète. Il est le deuxième producteur d'or noir de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et le troisième exportateur mondial de brut.
Le patron de la NIOC a par ailleurs assuré que "le prix du pétrole iranien est passé de 102 à 123 dollars le baril depuis que la question d'un embargo a commencé à être évoquée" par l'Europe à la fin de 2011. "Dans la situation actuelle du marché, le prix du baril va atteindre probablement les 150 dollars", a-t-il pronostiqué. Les prix du pétrole ont grimpé lundi sur les marchés internationaux pour atteindre leur plus haut niveau depuis neuf mois, après l'annonce de la cessation des ventes de brut iranien à la France et la Grande-Bretagne qui a alimenté la nervosité des marchés.
Le commandement de la défense anti-aérienne iranienne a publié aujourd’hui un communiqué, repris par l’agence officielle IRNA, annonçant le début des manœuvres anti-aériennes pour la protection de sites nucléaires. Ces manœuvres, baptisées "Sarollah" ("vengeance de Dieu"), dureront quatre jours et auront lieu dans "la moitié sud du pays", bordant notamment le Golfe, a ajouté l'agence, précisant qu'elles mettraient en œuvre une large panoplie de missiles, les systèmes radar et l'aviation de l'Iran.
Selon le communiqué, les manœuvres se dérouleront sur 190.000 km2 et visent à renforcer la coordination entre les forces dépendant des Gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime qui contrôle notamment les missiles iraniens, et celles relevant de l'armée traditionnelle.
Israël a multiplié ces...


