Le parquet de Koweït a ordonné la détention pendant 21 jours d'un blogueur koweïtien sunnite, accusé d'avoir insulté sur Twitter la minorité chiite de l'émirat, a indiqué lundi son avocat.
Mohammed al-Moulaifi avait été convoqué par la police politique le 11 février après avoir mis sur son compte Twitter un article jugé offensant pour les chiites, a indiqué à l'AFP Me Yacoub Bahbood.
Les chiites koweïtiens, qui représentent environ un tiers des 1,17 million de Koweïtiens, avaient manifesté contre le texte et réclamé des poursuites contre son auteur.
L'avocat a indiqué que son client avait été interrogé sous les accusations notamment de dénigrement de la foi chiite et de propagation de fausses nouvelles qui portent atteinte à l'image du Koweït.
M. Moulaifi, un employé du ministère des Affaires islamiques également écrivain, a catégoriquement rejeté ces accusations et affirmé qu'il n'avait pas l'intention d'insulter une quelconque confession, selon l'avocat.
Les relations entre sunnites et chiites au Koweït se sont tendues ces derniers mois sur fond de tension régionale inhérente à la vague de violences à Bahreïn et en Syrie.
Me Bahbood a indiqué qu'il allait faire appel auprès du ministère public pour obtenir la remise en liberté de son client, un veuf avec quatre enfants à charge.
La justice koweïtienne avait condamné en septembre deux militants sunnite et chiite à trois mois de prison chacun pour des écrits sur leurs comptes Twitter.
Mohammed al-Moulaifi avait été convoqué par la police politique le 11 février après avoir mis sur son compte Twitter un article jugé offensant pour les chiites, a indiqué à l'AFP Me Yacoub Bahbood.
Les chiites koweïtiens, qui représentent environ un tiers des 1,17 million de Koweïtiens, avaient manifesté contre le texte et réclamé des poursuites contre son auteur.
L'avocat a indiqué que son client avait été interrogé sous les accusations notamment de dénigrement de la foi chiite et de propagation de fausses nouvelles qui portent atteinte à l'image du Koweït.
M. Moulaifi, un employé du ministère des Affaires islamiques...


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