Des fans venus de partout rendent hommage à Whitney Houston par un mot, une fleur, un cadeau. Photo Eduardo Munoz/Reuters
Devant l’église de brique rouge où elle chantait enfant dans la chorale de gospel, des ballons rouges en forme de cœur ont été accrochés à la grille. « We will always love you » (Nous t’aimerons toujours), « R.I.P Whitney » (Repose en paix Whitney), ont écrit sur des cartes des mains anonymes. Des photos ont été apportées, des centaines de signatures couvrent une feuille de condoléances détrempée par la pluie. Certaines sont destinées à Bobbi, la fille de Whitney Houston âgée de 18 ans, et à sa mère Cissi, qui a dirigé la chorale de l’église New Hope durant de longues années. Des roses sont posées à terre, avec des bougies, à côté d’ours en peluche rouge et blanc, qui auraient dû servir pour la Saint-Valentin.
Donald Bernal, 21 ans, est venu de Brooklyn à New York, à plus d’une heure en transports en commun, pour rendre un dernier hommage à la star née à Newark et décédée samedi dernier à 48 ans en Californie. « Elle avait tellement de talent. Une voix. Et elle était toujours positive, explique-t-il. J’ai grandi avec elle, ma mère écoutait ses disques sans arrêt. » « C’est un ange au ciel, commente Terry Guions, qui travaille dans une maison de retraite voisine et a de très nombreux souvenirs associés aux chansons de Whitney. C’est un moment épouvantable. »
Cynthia Johnson a, elle, appris la nouvelle en Floride. « Je la connaissais depuis nos années de lycée », dit-elle. « Quand j’ai su que Nippy, comme nous l’appelions ici, était morte, je suis revenue immédiatement. Elle était très attentive aux autres, très joyeuse, avait un esprit très libre, raconte-t-elle. C’est une légende. »
Personne n’est autorisé à entrer dans l’église de 1 500 places, surveillée par la police. Des barrières métalliques ont été installées pour bloquer l’accès à la rue. Car pour assister aux obsèques, il faudra une invitation. La liste des invités n’a pas été rendue publique mais Aretha Franklin, la marraine de Whitney Houston, devrait chanter et le pasteur Jesse Jackson sera là.
Henry Hamilton, le directeur de l’école que fréquentait la pop star enfant, dans la ville voisine d’East Orange, école qui porte désormais le nom de la chanteuse, est également invité. Il était déjà directeur à l’époque et est toujours resté en contact avec elle. « Elle n’aurait pas voulu que ce soit un moment triste. Je m’attends à ce qu’il y ait beaucoup de musique » et de célébrités, estime-t-il. M. Hamilton est également content que la cérémonie ait lieu dans le New Jersey, où la dépouille de Whitney Houston a été acheminée par avion depuis la Californie. « C’est là qu’elle a grandi, c’était sa base », explique-t-il.
Certains fans regrettent pourtant qu’il n’y ait pas d’hommage public, comme pour Michael Jackson. « Mais la famille a voulu quelque chose de privé, nous devons respecter sa décision », explique Izet Sims, venu aussi lui rendre hommage. Au funérarium Wigham, où repose le corps, des dizaines de personnes attendaient patiemment dans le froid jeudi soir pour signer un livre de condoléances, installé près d’un grand portrait de la pop star. « Merci Whitney pour avoir été une héroïne pour les femmes du monde entier », y avait écrit une lycéenne, Idhisso. « Merci pour tout ce que tu as fait pour les États-Unis, ta musique nous inspire », avait écrit une autre passante, Zaniyah K.
(Source : AFP)


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