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Liban - Enseignement Supérieur

L’Université libanaise minée par le clientélisme

Plus de 50 % des professeurs de l’université nationale sont des contractuels.

L'une des antennes de l'Université libanaise.

Les contractuels de l’Université libanaise (UL) ont dénoncé hier, dans un communiqué, « les atermoiements » de certains doyens de faculté à établir la liste des candidats à la titularisation et mis en garde contre les motifs financiers qui interdiraient à certains d’entre eux d’être engagés à plein-temps.
« Nous attendons depuis trois mois la publication de ces listes, qui n’auraient pas dû prendre plus d’un mois », affirme le communiqué.


Le texte met en cause d’abord les doyens des facultés des sciences sociales, de pharmacie et de l’information, qui ont refusé de donner une quelconque explication à leur retard, affirmant qu’elle ne concerne qu’eux et le recteur de l’UL. Ils ont accordé les circonstances atténuantes, sans les absoudre, aux doyens des facultés des beaux-arts, des lettres et de l’éducation, qui ont justifié ce retard par des motifs bureaucratiques.
Par contre, les contractuels ont remercié les doyens des facultés d’agronomie, de droit et de la santé pour l’esprit de coopération dont ils ont fait preuve.


Le communiqué exige par ailleurs la publication des listes établies, estimant que rien ne l’interdit, et met en garde contre le caractère discrétionnaire des critères de titularisation et la réédition de l’expérience de 2008, au cours de laquelle des enseignants contractuels remplissant toutes les conditions nécessaires à la titularisation avaient été écartés.


S’étonnant de ce que le recteur de l’UL n’ait fixé aucun délai pour l’achèvement des listes, les contractuels se sont indignés de ce que ce retard pourrait être justifié par la promulgation, au préalable, de la nouvelle échelle des traitements et salaires au sein du secteur public. Ils ont mis en garde contre les motifs financiers qui pourraient limiter le nombre de professeurs accédant au plein-temps, précisant au passage que d’ici à deux ans, si la tendance actuelle se poursuit, les contractuels représenteront 80 % des professeurs de l’UL, sachant qu’une centaine d’entre eux font valoir, annuellement, leurs droits à la retraite.
« Il est absurde, dès à présent, que plus de la moitié des enseignants de l’Université nationale soient composés de contractuels », s’est indigné le communiqué.

Accusations du courant du Futur
Par ailleurs, le courant du Futur a accusé hier, dans un communiqué, le recteur de l’UL, Adnan Sayyed Hussein, d’avoir fait preuve de parti pris dans les récentes nominations de directeurs de sections à l’Université libanaise.
Le communiqué accuse M. Sayyed Hussein d’avoir failli à l’engagement qu’il avait pris à l’égard de la directrice de la branche de Saïda de la faculté de droit et de ne lui avoir pas renouvelé son mandat, alors que tous les autres directeurs de branches de cette faculté ont été maintenus à leurs postes.
Le courant du Futur a mis en garde le rectorat de l’UL contre « le caractère discrétionnaire » de sa décision prise et la violation du principe de la parité islamo-chrétienne.

Les contractuels de l’Université libanaise (UL) ont dénoncé hier, dans un communiqué, « les atermoiements » de certains doyens de faculté à établir la liste des candidats à la titularisation et mis en garde contre les motifs financiers qui interdiraient à certains d’entre eux d’être engagés à plein-temps.« Nous attendons depuis trois mois la publication de ces listes, qui n’auraient pas dû prendre plus d’un mois », affirme le communiqué.
Le texte met en cause d’abord les doyens des facultés des sciences sociales, de pharmacie et de l’information, qui ont refusé de donner une quelconque explication à leur retard, affirmant qu’elle ne concerne qu’eux et le recteur de l’UL. Ils ont accordé les circonstances atténuantes, sans les absoudre, aux doyens des facultés des beaux-arts, des lettres et...
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