Mechaal et Haniyeh nient toute divergence au sein du Hamas
Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, et le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, ont nié hier toute divergence au sein du mouvement sur le dossier de la réconciliation avec le Fateh de Mahmoud Abbas, a rapporté un site d’information du Hamas. « L’accord de Doha sera appliqué », ont affirmé les deux responsables dans une déclaration commune après une rencontre dans la capitale du Qatar. La semaine dernière, un des principaux dirigeants du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, avait qualifié « d’erreur » l’accord conclu le 6 février. « Personne au sein du Hamas n’a été consulté », avait déclaré M. Zahar, estimant que l’accord devait « être revu ».
Koweït
L’émir appelle le Parlement et le gouvernement à coopérer pour mettre fin à la crise
L’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a appelé hier les députés et le gouvernement à coopérer pour mettre fin aux crises récurrentes dans le pays, à l’ouverture de la nouvelle législature du Parlement. « Notre pays est confronté à de multiples défis et dangers internes et externes qui entravent tout progrès et bloquent son développement », a-t-il déclaré devant le Parlement. Il a prôné « l’unité et la coopération pour faire face à ces dangers », en référence aux troubles émaillant les révoltes dans certains pays arabes et aux crises politiques à répétition qui secouent le Koweït. « Affronter ces dangers devrait figurer en tête de nos priorités (...), préserver notre unité nationale et lutter contre la dissidence (...) devrait être votre devoir le plus important », a-t-il conclu.
Tunisie
Un prédicateur radical égyptien relance les craintes des « modernistes »
La visite en Tunisie d’un prédicateur égyptien radical suscite de vives réactions dans la société civile, qui appelle les autorités à réagir face à la propagation d’idées « obscurantistes » et wahhabites contraires aux traditions de l’islam tunisien. Arrivé samedi en Tunisie, Wajdi Ghoneim a prêché dans plusieurs mosquées, notamment à Sousse et Mehdia, et a été ovationné dimanche par plusieurs milliers de personnes lors d’une conférence dans un grand centre sportif à Tunis. Le prédicateur, qui figure depuis 2009 sur une liste de personnes interdites d’entrée en Grande-Bretagne pour « apologie de la violence terroriste », est venu en Tunisie à l’invitation d’obscures associations islamistes, nées après la révolution.
Arabie saoudite
Le blogueur accusé de blasphème réitère son repentir
Le journaliste et blogueur saoudien Hamza Kashgari, détenu sous l’accusation de blasphème sur Twitter, a renouvelé son repentir, a indiqué hier un membre de sa famille. Hamza Kashgari avait été arrêté en Malaisie, qui l’a livré à l’Arabie saoudite où il a été placé en détention dimanche. Mardi, un avocat saoudien avait indiqué que le blogueur n’avait pas encore été déféré devant le parquet. « J’espère que ce dossier sera clos avant d’arriver devant le procureur général », avait ajouté Me Abdel Rahman al-Lahem. M. Kashgari, qui travaille pour un journal local, sera poursuivi sous l’accusation « d’apostasie », un crime passible de la peine de mort, avait indiqué lundi le quotidien Arab News.
Libye
Craintes pour l’avenir au premier anniversaire de la révolution
La Libye se prépare à fêter le premier anniversaire de sa « révolution du 17 février », mais des inquiétudes demeurent sur l’avenir du pays confronté à de nombreux défis pour assurer sécurité et stabilité, et fonder un État de droit. Un vent de liberté a soufflé sur ce pays d’Afrique du Nord qui prépare ses premières élections depuis des décennies, mais la prolifération des milices d’ex-rebelles, qui font la loi dans le pays, complique la tâche des nouveaux dirigeants. En fait, les autorités semblent ployer sous le poids de l’héritage laissé par Mouammar Kadhafi : prolifération d’armes, infrastructures vétustes, absence d’institutions, économie minée par la corruption, systèmes de santé et d’enseignement rudimentaires.
Terrorisme
Le chef de la rébellion du Daguestan tué
Le chef de la rébellion islamiste dans l’instable république caucasienne du Daguestan, Ibraguim Daoudov, a été tué par les forces spéciales russes, a indiqué hier le FSB (services spéciaux), rappelant que son épouse était morte dans un attentat raté à Moscou fin 2010. Le Comité national antiterroriste du FSB (NAK) a expliqué avoir mené une opération militaire au Daguestan le 11 février, lors de laquelle quatre rebelles présumés ont été tués et un cinquième, blessé, a pu prendre la fuite. Le corps de ce dernier a finalement été retrouvé dans le lit d’une rivière mardi et a été identifié comme celui du « chef rebelle – surnommé Émir – du Daguestan, Ibraguim Daoudov », a expliqué le NAK.
L’OTAN explique avoir tué huit adolescents afghans « en armes »
La force de l’OTAN en Afghanistan a affirmé hier que les huit enfants que les autorités afghanes lui reprochent d’avoir tués la semaine dernière étaient des « adolescents » que ses avions ont bombardés parce qu’ils étaient « armés » et constituaient « une menace ». La force internationale (ISAF) a ajouté qu’elle ignorait si les victimes étaient ou non des insurgés talibans. D’après la police locale, le territoire sur lequel s’est produit l’incident et dont la sécurité relève du contingent français de l’ISAF, au nord-est de Kaboul, est peuplé de villageois hostiles aux talibans.

