"Nous n’avons pas de mercenaires et nous n’envoyons pas d’armes en Syrie", a déclaré le leader du parti Kataeb, Amine Gemayel, lors d’une interview sur la chaîne qatarie al-Jazira, hier soir.
Début février, l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdelkarim Ali, avait ironisé sur la politique officielle libanaise au sujet de la crise syrienne, estimant que "ce qui se passe à la frontière entre les deux pays ne s’appelle pas se tenir à l’écart". "La plus grande part du trafic d’armes et d’hommes armés (vers la Syrie) se déroule à partir d’un pays frère, et c’est le Liban", avait affirmé M. Ali sur la chaîne al-Manar (Hezbollah). "On ne se tient pas non plus à l’écart lorsqu’on accueille chez soi des mercenaires et des rebelles", avait-il ajouté, dans une allusion aux ressortissants syriens qui se réfugient dans les villages libanais frontaliers.
Concernant les affrontements du week-end dernier à Tripoli (Liban-Nord) entre les quartiers de Bab el-Tebbaneh (sunnite et anti-Assad) et de Jabal Mohsen (alaouite et pro-régime syrien), l’ancien président libanais a dit redouter que ces violences aient été "préparées". "Certains tentent d’inciter à la discorde et de transférer la crise (syrienne) au Liban", a-t-il déclaré.
Trois personnes ont été tuées et 23 autres blessées samedi dernier dans les affrontements armés à Tripoli. Cette ville a été le théâtre ces dernières années d'affrontements entre sunnites majoritaires, qui soutiennent l'opposition libanaise hostile au régime de Damas, et alaouites fidèles au président syrien Bachar el-Assad et alliés du Hezbollah et de Téhéran. La tension s'est exacerbée avec le début, en mars 2011, de la contestation populaire en Syrie, réprimée dans le sang par le régime de M. Assad, qui est alaouite.
Ces violences font redouter un débordement de la crise syrienne au Liban voisin, pays multiconfessionnel miné par les dissensions communautaires et qui a déjà connu une guerre civile dévastatrice de 1975 à 1990.
Début février, l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdelkarim Ali, avait ironisé sur la politique officielle libanaise au sujet de la crise syrienne, estimant que "ce qui se passe à la frontière entre les deux pays ne s’appelle pas se tenir à l’écart". "La plus grande part du trafic d’armes et d’hommes armés (vers la Syrie) se déroule à partir d’un pays frère, et c’est le Liban", avait affirmé M. Ali sur la chaîne al-Manar (Hezbollah). "On ne se tient pas non plus à l’écart lorsqu’on accueille chez soi des mercenaires et des rebelles", avait-il ajouté, dans une allusion aux ressortissants syriens...


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