"La France étudie avec ses partenaires à New York toutes les options mises sur la table par la Ligue arabe", y compris l'envoi de Casques bleus, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
"Nous comprenons qu'il y a plusieurs options possibles s'agissant de Casques bleus tels que présentées par la Ligue arabe. Tout cela est en cours de discussions, en cours de précisions", a ajouté le porte-parole lors d'un point de presse.
Lundi, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, interrogé sur un éventuel envoi de Casques bleus français en Syrie, avait répondu par une mise en garde contre "toute intervention à caractère militaire extérieure" en Syrie, après la proposition par la Ligue arabe d'une mission conjointe ONU-Arabes.
"Des Casques bleus, pourquoi faire? Pour appuyer une opération humanitaire? Pour observer un cessez-le-feu? Pour appuyer un processus de transition démocratique? Tout cela doit être précisé à New York à partir d'aujourd'hui", a poursuivi M. Valero.
"Il faut en parler avec les pays de la Ligue arabe, pour qu'ils précisent eux-même naturellement leurs intentions, objectifs, comment y arriver, et d'autre part il faut que l'on en parle également avec nos partenaires, notamment les plus proches du Conseil de sécurité", a précisé le porte-parole.
La Ligue arabe a annoncé dimanche qu'elle allait "demander au Conseil de sécurité (de l'ONU) d'adopter une résolution pour la formation d'une force de maintien de la paix arabo-onusienne conjointe pour superviser l'application du cessez-le-feu".
Profondément divisée sur la crise syrienne, la communauté internationale l'est encore plus sur la proposition d'une force de paix en Syrie avancée par la Ligue arabe: si Paris a mis en garde contre toute action militaire, Moscou a exigé un cessez-le-feu, tandis que Washington soulignait qu'en l'absence de paix, une telle initiative était compliquée.
Au sein de l'Union européenne, les avis divergent aussi sur un envoi de Casques bleus. Il est soutenu par l'Italie, tandis que l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont demandé des discussions en urgence, ce dernier pays excluant une présence occidentale dans une éventuelle force de paix.
M. Valero a enfin annoncé que M. Juppé représenterait la France le 24 février à Tunis lors de la première réunion du "Groupe des amis du peuple syrien", qui vise à unifier la communauté internationale sur ce dossier.


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