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Charbel Nahas à Mikati : Nous ne sommes les employés de personne

Le ministre du Travail Charbel Nahas s’en est pris, une nouvelle fois, au Premier ministre Nagib Mikati et au président Michel Sleiman. "Le Liban n’est pas un pays du Golfe où les ministres sont des employés qui exécutent les ordres du chef du gouvernement", a déclaré lundi M. Nahas au quotidien as-Safir. "Qu’ils essayent de me pousser à démissionner, s’ils peuvent assurer le vote des deux tiers des ministres", a-t-il encore dit.

 

Le ministre a estimé que tout changement dans les portefeuilles aurait d'énormes répercussions politiques, que son bloc (Bloc du Changement et de la réforme) ne pourrait accepter.

 

Un bras de fer oppose le chef du gouvernement aux ministres aounistes sur le dossier des nominations administratives, ces derniers estimant qu’ils devraient être consultés sur ce dossier, notamment sur les nominations aux postes-clé réservés aux chrétiens. Sur fond de tensions, le Premier ministre a décidé de suspendre sine die les séances du cabinet.

 

La dispute s'est encore aggravée suite aux propos tenus la semaine dernière par le Premier ministre lors de sa visite à Paris. M. Mikati a appelé les ministres qui ne veulent pas se conformer aux décisions du gouvernement à rendre leur tablier. Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a rapidement riposté, appelant le Premier ministre, lui-même, à démissionner.

 

Concernant son refus de signer le décret relatif aux indemnités des transports, Charbel Nahas a catégoriquement nié que sa position soit anticonstitutionnelle. "C’est tout à fait le contraire, a-t-il assuré. Conformément à la Constitution, un ministre représente l’Etat, il met en œuvre les lois et est tenu responsable au cas où il signe un décret qui contredit la loi".

 

Les propos de Nahas ont été toutefois critiqués par son collègue de l’Economie Nicolas Nahas, (proche de Nagib Mikati). "Un ministre ne peut être autorisé à contourner le gouvernement", a-t-il déclaré lundi à la radio Voix du Liban. Le ministre est chargé de signer les décrets approuvés en Conseil des ministres, a-t-il encore dit.

 

"La décision du ministre du Travail Charbel Nahas esquive clairement le gouvernement, ce qui pourrait avoir des répercussions dangereuses sur les principes liés au travail du cabinet", a assuré pour sa part, le chef du Parlement, Nabih Berry, cité par ses visiteurs. "Cette position ne peut être défendue", a déclaré M. Berry, qui estime que le ministre devrait signer le décret à la suite de son approbation par le gouvernement indépendamment de son opinion personnelle.

 

Après quatre mois de tractations, le Conseil des ministres a approuvé, en janvier, le décret relatif au réajustement des salaires. Le décret relatif aux allocations de transport constitue toutefois toujours un point de discorde. Le ministre Charbel Nahas, qui a refusé de signer le décret sur les indemnités de transport, a été chargé par le gouvernement de préparer un projet de loi sur ce plan et de le renvoyer au Parlement pour adoption.

 

 

Le ministre du Travail Charbel Nahas s’en est pris, une nouvelle fois, au Premier ministre Nagib Mikati et au président Michel Sleiman. "Le Liban n’est pas un pays du Golfe où les ministres sont des employés qui exécutent les ordres du chef du gouvernement", a déclaré lundi M. Nahas au quotidien as-Safir. "Qu’ils essayent de me pousser à démissionner, s’ils peuvent assurer le vote des deux tiers des ministres", a-t-il encore dit.
 
Le ministre a estimé que tout changement dans les portefeuilles aurait d'énormes répercussions politiques, que son bloc (Bloc du Changement et de la réforme) ne pourrait accepter.
 
Un bras de fer oppose le chef du gouvernement aux ministres aounistes sur le dossier des nominations administratives, ces derniers estimant qu’ils devraient être consultés sur ce dossier, notamment sur les...