Un an après, la vie semble reprendre son cours normal à la place Tahrir. Mahmud HAMS
Des étudiants et militants égyptiens pro-démocratie ont fait la grève samedi pour marquer le premier anniversaire de la chute du régime de Hosni Moubarak. Plusieurs groupes, y compris "Les jeunes du 6 avril", qui avaient contribué à lancer la révolte contre l'ancien président en janvier 2011, avaient appelé à lever le pied dans les universités et sur les lieux de travail. Mais le mouvement semble avoir été peu suivi.
Un an après le départ le 11 février 2011 de M. Moubarak, poussé à la démission par 18 jours de révolte, les militants qui ont provoqué sa chute exigent désormais que l'armée, accusée de perpétuer l'ancien régime et de réprimer le mouvement pro-démocratie, passe le relais aux civils.
"Je suis en grève car la situation du pays est mauvaise. Il n'y a aucune différence entre le Conseil militaire et Moubarak", a affirmé à l'AFP Mahmoud Magdy, un étudiant en économie à l'université d'Aïn Chams. A l'université du Caire, une centaine d'étudiants se sont rassemblés en scandant "A bas le pouvoir militaire" et "Etudiants et travailleurs contre l'oppression et l'exploitation".
La ministre de la Coopération internationale au sein du gouvernement nommé par les militaires, Fayza Aboul Naga, a déclaré à l'agence officielle Mena que le mouvement n'avait pas été suivi dans le monde du travail et que les Egyptiens avaient "rejeté l'appel à la désobéissance civile".
Pour Alaa Abdel Fattah, un militant détenu pendant près de deux mois pour avoir "incité à la violence contre les forces armées" lors d'une manifestation, l'appel à la grève visait à "envoyer un message au peuple" pour promouvoir cette idée de désobéissance civile. La prochaine mobilisation sera plus large, après "une coordination avec les travailleurs", a-t-il assuré, en estimant que la mobilisation avait été bonne dans les universités et les lycées.
L'appel à la grève a divisé la population et les forces politiques. Les Frères musulmans, qui dominent le Parlement récemment élu, s'y sont opposés, tout comme de nombreux Egyptiens, qui se plaignent de la dégradation de l'économie et de l'insécurité croissante.
Et l'armée a annoncé qu'elle se déploierait à travers le pays pour assurer la sécurité. Vendredi soir, le CSFA a prévenu qu'il ne cèderait ni aux "menaces" ni aux "pressions". "Nous faisons face à des complots contre la nation dont le but est de saper les institutions de l'Etat égyptien et de faire tomber l'Etat lui-même pour que le chaos règne, que la destruction prévale et que les ennemis de la nation soient satisfaits", a-t-il dit. "Nous n'accepterons pas les diktats".
Vendredi, des milliers de manifestants avaient convergé vers le ministère de la Défense au Caire, défendu par la police militaire, des blindés et des barbelés. Samedi en revanche, quelques dizaines de partisans de l'armée manifestaient leur soutien au CSFA dans le même quartier. "Je suis avec l'armée", a dit à l'AFP l'un d'eux, aussitôt empêché de parler aux journalistes par d'autres manifestants arguant que la presse allait "se moquer d'eux".
Le 11 février 2011, au 18e jour d'une révolte populaire sans précédent, le vice-président de l'époque, Omar Souleimane, annonçait dans un bref message à la télévision la démission de M. Moubarak. D'abord acclamée par la population, la junte d'une vingtaine de généraux qui lui a succédé a promis de faciliter le passage à la démocratie et de rendre le pouvoir aux civils dès que possible. Mais elle est aujourd'hui accusée de chercher à préserver ses privilèges et son influence.
Un an après le départ le 11 février 2011 de M. Moubarak, poussé à la démission par 18 jours de révolte, les militants qui ont provoqué sa chute exigent désormais que l'armée, accusée de perpétuer l'ancien régime et de réprimer le mouvement pro-démocratie, passe le relais aux civils.
"Je suis en grève car la situation du pays est mauvaise. Il n'y a aucune différence entre le Conseil militaire et...


- - SUITE @ Monsieur Jacques Allia , Je vous invite cher monsieur de lire ICI les infos en continu " en haut à droite " qui citent le chef d'Al-Qaeda Ayman Al-Zawahiri , successeur de l'autre , qui soutient la rébellion en Syrie par Video , excellente nouvelle du jour qui vous fera plaisir j'en suis sûr , en ce dimanche , 2 jours avant la Saint Valentin , journée des amoureux , non célébrée pour certains ICI et ailleurs , comme vous je présume ..
02 h 03, le 12 février 2012