En outre, les troupes tiraient à l'artillerie lourde sur la ville de Qourié dans la région de Deir Ezzor (est), faisant des dizaines de blessés dont des femmes et des enfants, a ajouté l'OSDH.
A Homs, dans le centre du pays, "23 civils ont péri ce matin dans les bombardements du quartier de Baba Amr. Un autre civil a été tué dans le pilonnage qui a visé le quartier de Khaldiyé", selon l'organisation basée en Grande-Bretagne.
"Mais le bilan pourrait s'alourdir en raison de la présence de deux familles dans leurs maisons quand elles ont été visées par des obus", a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
De son côté, un médecin, Ali al-Hazouri à Baba Amr, joint par l'AFP via Skype, pionnier de la téléphonie sur internet, a fait état de "54 blessés jusqu'à présent". "Des gens se trouvent sous les décombres".
Selon le militant Omar Chaker dans le même quartier, joint aussi sur Skype, "les roquettes pleuvent sans arrêt aujourd'hui sur Baba Amr (...) Les habitants se réfugient dans les étages inférieurs en l'absence d'abris".
"Des corps carbonisés se trouvent dans des maisons visées par les bombardements", a-t-il ajouté.
La veille plus de 50 personnes ont péri à Homs, selon l'OSDH. Depuis le début de l'assaut le 4 février et jusqu'à mercredi soir, plus de 400 civils ont été tués, avait indiqué M. Abdel Rahmane.
Le pouvoir, qui se refuse à reconnaître le mouvement de contestation lancé en mars 2011, a confirmé une opération à Homs mais affirmé que ses forces y pourchassaient les "groupes terroristes" qu'il accuse d'être à l'origine des violences contre les civils.
Par ailleurs, les militants pro-démocratie ont appelé les Syriens à manifester en masse vendredi, cette fois-ci pour dénoncer l'appui de la Russie au régime du président Bachar al-Assad et son veto à une résolution condamnant la répression à l'ONU.
"La Russie tue nos enfants. Ses avions, ses chars et son veto aussi tuent nos enfants", ont écrit les militants sur la page Facebook "Syrian Revolution 2011".
Depuis le début le 15 mars 2011 du soulèvement dont la répression a fait plus de 6.000 morts selon les militants, la Russie s'oppose à toute ingérence en Syrie. Elle a opposé son veto à deux reprises au Conseil de sécurité de l'ONU à des résolutions condamnant la répression du mouvement de contestation.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite mardi à Damas, avait affirmé que "les efforts pour faire cesser les violences doivent être accompagnés d'un dialogue entre toutes les forces politiques", ce que l'opposition refuse.


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