Mgr Raï a félicité les habitants de Hadeth parce qu’ils refusent de vendre leurs terres. Photo Hassan Assal
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a poursuivi hier sa tournée paroissiale dans le Grand Beyrouth, accompagné de l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, et de l’évêque Tanios Khoury.
S’adressant aux paroissiens à l’occasion des messes qu’il a célébrées, Mgr Raï a plaidé pour la charité et la communion, les invitant à vivre sur base de ces principes.
Devant la foule qui l’a reçu en l’église Notre-Dame de Hadeth, il a constaté un étiolement de la vie politique et économique, avant de lancer un appel aux hommes politiques libanais pour qu’ils « dépassent tous leurs conflits mesquins et qu’ils assument leurs responsabilités afin de protéger les Libanais contre les dangers qui les menacent ». « Nous n’accepterons plus, a-t-il dit, que l’action politique n’ait plus de sens. Nous ne tolérons plus une action politique empreinte de mesquinerie ou ne respectant pas la dignité et l’avis des autres, le sort et la dignité du peuple », a-t-il dit, en insistant particulièrement sur la lutte contre la corruption.
Mgr Raï a ensuite rendu hommage à Hadeth et plus particulièrement à son conseil municipal parce qu’ils ont su préserver leur terre et résister aux offres alléchantes qui leur avaient été soumises pour vendre leurs terrains.
À Jamhour où il a célébré la messe au Collège Notre-Dame, le patriarche a répondu aux questions des élèves, notamment au sujet de l’abolition du confessionnalisme politique. Il a ainsi affirmé qu’il est pour cette initiative « mais à condition d’en connaître le substitut ». « C’est important, a-t-il dit, pour préserver le pacte national et la coexistence. »
Mgr Raï s’est aussi rendu à Louayzé et Kahalé. Dans cette localité, il a célébré la messe en l’église Saint-Antoine. Dans son homélie, il a rendu un vibrant hommage à ses habitants, désignant leur village comme étant « le bastion de la résistance ». « Lorsque vous aviez coupé la route (durant la guerre), c’était pour préserver la capitale et l’entité libanaise, et non pas seulement Kahalé. Vous nous enseignez à tous qu’une résistance véritable tend à préserver le Liban, la coexistence, le pluralisme, la liberté, la souveraineté et l’indépendance », a-t-il affirmé.
À Louayzé, il a été accueilli par les députés Nagi Gharios, Hikmat Dib et Alain Aoun. Il a insisté à cette occasion sur le fait que la charité et la communion ne doivent pas constituer un slogan, mais doivent être vécues au quotidien.
Il a plaidé en faveur de « l’unité dans la diversité », soulignant que « celle-ci donne tout son sens à la démocratie ». « Personne, a-t-il estimé, ne peut porter un regard absolu sur les choses. Nous avons besoin des points de vue de tout le monde, surtout que la situation est devenue intolérable à cause des conflits. Le gouvernement est aujourd’hui paralysé et le conflit porte sur rien. Nous avons besoin d’une communion verticale », a insisté le patriarche.
Au cours de sa visite au couvent Saint-Jean des moines maronites antonins, à Beit Mery, une messe a été célébrée à l’intention des deux pères antonins portés disparus, Albert Cherfane et Sleiman Abi Khalil. Dans son homélie, il a invité les autorités à œuvrer pour déterminer le sort des deux prêtres.
Mgr Raï s’est en outre rendu au couvent des pères jésuites, à l’Université Saint-Joseph.
Devant la foule qui l’a reçu en l’église Notre-Dame de Hadeth, il a constaté un étiolement de la vie politique et économique, avant de lancer un appel aux hommes politiques libanais pour qu’ils « dépassent tous leurs conflits mesquins et qu’ils assument leurs responsabilités afin de protéger les Libanais contre les dangers qui les menacent ». « Nous n’accepterons plus, a-t-il dit, que l’action politique n’ait plus de sens....

