Le milieu brésilien gaucher du PSG, Nenê, fait exploser ses statistiques depuis l’arrivée d’Ancelotti sur le banc parisien. Nenê est en effet impliqué sur 10 des 13 buts inscrits par son équipe en 2012.
Mais ensuite, le Brésilien a presque tout réussi, offrant une impeccable balle de but à Ménez qui l’a inexplicablement envoyée sur le poteau, sauvant un ballon sur sa ligne, et surtout inscrivant un doublé, le quatrième déjà cette saison, pour porter son total à 11 buts en L1 (tous à domicile).
Surtout, Nenê semble cet hiver de plus en plus fort à mesure que les températures refroidissent, lui qui s’était fait une spécialité des débuts de saison brûlants avant de tiédir lors de la phase retour (13 buts avant la trêve la saison dernière, un seul ensuite).
L’effet Ancelotti ? Après la victoire décrochée face à Toulouse (3-1), le technicien italien avait déjà salué son Brésilien d’une phrase aux airs de mode d’emploi pour ses solistes de devant.
« J’ai expliqué à tous les joueurs que la technique est importante si on la met au service de l’équipe. Nenê a une formidable technique. Il a joué pour l’équipe et il a réussi un match fantastique », avait déclaré Ancelotti.
« Bon depuis le début de saison »
Le nouvel entraîneur parisien a pourtant expliqué qu’il n’était pas pour grand-chose dans la réussite du gaucher brésilien. « Je ne lui ai rien dit de particulier. En fait, il est bon depuis le début de la saison », a simplement lâché « Carletto ».
Certes. Mais il est sans doute encore meilleur depuis l’arrivée de l’Italien. C’est en tout cas ce que suggèrent les statistiques, qui montrent qu’il est impliqué dans 10 des 13 buts inscrits par le club parisien depuis le début de l’année 2012.
Plusieurs éléments peuvent expliquer cette forme persistante. D’abord, le discours d’Ancelotti semble porter auprès du Brésilien, qui a toujours eu des rapports compliqués avec Antoine Kombouaré.
Ensuite, Nenê semble s’être fait à l’idée de ne pas être le seul homme providentiel du nouveau PSG, lui qui la saison dernière a longtemps porté l’équipe à bout de bras et est souvent apparu comme le seul recours.
Contre Évian, on l’a ainsi beaucoup vu combiner avec Ménez – « on prend un maximum de plaisir », a déclaré l’international français après le match –, mais aussi avec Gameiro, même s’il y a toujours des incompréhensions entre les deux hommes.
Surtout, Nenê tire sans doute un maximum de profit du nouveau système tactique mis en place par Ancelotti, qui le place au cœur du jeu offensif de son équipe. Influent sur l’aile gauche du 4-2-3-1 de Kombouaré, Nenê l’est mécaniquement encore plus dans l’axe de l’arbre de Noël de l’Italien.

