La France dit aux dirigeants israéliens "qu'une telle intervention pourrait avoir des conséquences irréparables et qu'il faut donc tout faire pour l'éviter", a souligné M. Juppé lors de l'émission "Questions d'info" (France Info/Le Monde/AFP/LCP).
"Et pour l'éviter, nous avons décidé (...) de mettre en oeuvre des sanctions sans précédent", a-t-il poursuivi, évoquant "le gel des avoirs de la Banque centrale" iranienne et "l'embargo sur les exportations pétrolières" de Téhéran.
Relevant que ces sanctions avaient été "décidées par les 27" pays de l'UE et qu'elles allaient "entrer en application progressivement au cours des prochaines semaines", que cela avait également été "décidé par le Congrès et le président des Etats-Unis", il a noté que la France essayait de convaincre aussi "d'autres clients de l'Iran, notamment le Japon et la Corée du sud".
"Voilà la ligne qui est la nôtre aujourd'hui vis-à-vis de l'Iran", a souligné Alain Juppé, qui a dit espérer que ces mesures "pourront convaincre le régime de Téhéran de revenir à la table des négociations".
L'Iran est suspecté depuis de nombreuses années de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil et les rumeurs montent au sujet de possibles frappes au cours des mois à venir d'Israël, son ennemi juré dans la région, pour freiner ce programme.
Comme on lui demandait si Paris disposait d'informations précises en ce sens, M. Juppé a fait valoir qu'il s'agissait "d'un débat public".
"Il s'agit des déclarations des dirigeants israéliens eux-mêmes et certains d'entre eux, c'est vrai, envisagent une opération militaire", a-t-il relevé.
"La voie de l'intervention militaire n'est pas la bonne voie", a enchaîné le chef de la diplomatie française, qualifiant également de "catastrophe aux conséquences incalculables" la perspective d'un régime iranien disposant de la bombe atomique.


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