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Liban - Liban

Aoun accuse Sleiman de pratiquer la « dictature » et rejette toute « médiation »

Le général Aoun au cours de son traditionnel point de presse à Rabieh, hier.  Photo Charbel Nakhoul

Le chef du CPL, le général Michel Aoun, s’est littéralement déchaîné hier contre les deux têtes de l’exécutif, en particulier contre le président de la République, Michel Sleiman, qu’il a accusé de pratiques « dictatoriales », et a proclamé son refus de toute « médiation » pour régler la crise gouvernementale.
« Nous n’avons fait qu’exercer notre droit en Conseil des ministres », a déclaré le général Aoun à l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme. Il faisait allusion à la contestation par les ministres aounistes du nom proposé par le Premier ministre, Nagib Mikati, pour présider le Conseil supérieur de discipline.
« Un candidat doit répondre aux critères requis et, pour le moins, à celui de l’ancienneté », a-t-il dit, soulignant que « si ce critère avait été respecté, le président (de la République) n’aurait pas été nommé commandant en chef de l’armée puisqu’il n’était pas le plus ancien ».
« Nous sommes agressés dans l’exercice du pouvoir et de nos prérogatives constitutionnelles », a poursuivi le chef du CPL. « Qui nous agresse ? Ce sont le Premier ministre et le président de la République. Leur collusion sabote le pouvoir », a-t-il lancé. Et d’ajouter : « Le Premier ministre refuse de tenir des séances du Conseil. Cela signifie qu’il ne respecte pas les lois. Et le chef de l’État a transgressé ses prérogatives et veut imposer son point de vue de façon dictatoriale. En vertu de quoi les séances du Conseil des ministres ont-elles été suspendues ? » s’est-il interrogé.
« Nous voulions qu’il (M. Sleiman) joue un rôle d’arbitre, mais il insiste pour être partie prenante. Il avait retardé de trois mois la formation du gouvernement pour avoir trois ministres, avec lesquels il n’a aucun lien. De ce fait, il est devenu une partie du tiers de blocage et donc, au lieu d’être un président de la République, il est à présent la partie qui bloque le travail en Conseil des ministres », a-t-il dit.
« Pourquoi a-t-il insisté pour avoir ces trois ministres ?
Est-il donc un courtier qui touche une commission à chaque signature (de décrets) ? » a-t-il demandé.
« Nous n’accepterons rien du tout, aucune médiation. Soit nous bénéficions de prérogatives, soit nous n’en avons pas. Le gouvernement restera-t-il ou pas ? Ce sont des choses qui doivent être tranchées aujourd’hui même. Nous sommes prêts à exercer une pression populaire pour les contraindre à respecter les lois », a-t-il encore dit, indiquant que les manifestations pourraient avoir lieu « à n’importe quel moment ».
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, s’est littéralement déchaîné hier contre les deux têtes de l’exécutif, en particulier contre le président de la République, Michel Sleiman, qu’il a accusé de pratiques « dictatoriales », et a proclamé son refus de toute « médiation » pour régler la crise gouvernementale.« Nous n’avons fait qu’exercer notre droit en Conseil des ministres », a déclaré le général Aoun à l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme. Il faisait allusion à la contestation par les ministres aounistes du nom proposé par le Premier ministre, Nagib Mikati, pour présider le Conseil supérieur de discipline.« Un candidat doit répondre aux critères requis et, pour le moins, à celui de l’ancienneté », a-t-il dit, soulignant que « si ce...
commentaires (5)

Encore les mêmes menaces, la même arrogance, le même complexe de persécution, mais surtout les mêmes propos toujours aussi creux.

Robert Malek

07 h 01, le 08 février 2012

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Commentaires (5)

  • Encore les mêmes menaces, la même arrogance, le même complexe de persécution, mais surtout les mêmes propos toujours aussi creux.

    Robert Malek

    07 h 01, le 08 février 2012

  • 1989-2012, 23 ans sont passés et tout ce que fait ce GMA c'est d'ACCUSER. Il a accusé le monde entier et toujours aucune réforme aucun point positif pour le Liban de sa part, vraiment rien. Et tout cà, pour devenir PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Carlos Achkar

    carlos achkar

    05 h 27, le 08 février 2012

  • Rire c'est peu dire.

    SAKR LEBNAN

    03 h 32, le 08 février 2012

  • - - Ce sont des paroles d'évangile prononcées par GMA , l'homme fort du gouvernement et chef de la majorité , avec lequel il faudra compter pour exister . Les deux présidents " consensuels " n'ont qu'à bien se tenir et doivent tenir compte de ses mises en garde pour exister , puisqu'ils ne représentent qu'eux-mêmes sans base populaire et sans députés ... À bon entendeur .

    JABBOUR André

    00 h 47, le 08 février 2012

  • Non, mais vraiment cet homme semble avoir complètement perdu le bon sens et............. ! C'est absolument incroyable qu'un pays dépende d'une telle humeur ! Que sont-ils venus faire chez lui les hommes du Hezbollah ? Tout ce qu'il dit contredit tout ce qu'ils ont dit eux-mêmes et ce que disait donc leur chef hier soir. C'est l'anarchie politique totale !

    Halim Abou Chacra

    21 h 28, le 07 février 2012

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