Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Sénégal

Les opposants maintiennent la pression sur Wade

L’opposition sénégalaise a maintenu hier sa pression pour obtenir le retrait de la candidature du chef de l’État Abdoulaye Wade à la présidentielle de la fin du mois avec une marche dans Dakar.
Partis de l’université publique, quelques milliers d’opposants ont marché dans le calme pendant environ un peu moins de trois heures dans les rues de Dakar, sans pouvoir entrer dans le centre de la ville. Ils se sont dispersés sans incidents après un face-à-face tendu avec un cordon de policiers qui les a empêchés de se rendre comme ils l’avaient prévu au ministère de l’Intérieur au cœur de la ville, près du palais présidentiel. La plupart des candidats, dont les ex-Premiers ministres de M. Wade devenus opposants, Moustapha Niasse et Idrissa Seck, ainsi que le secrétaire général du Parti socialiste (PS) Ousmane Tanor Dieng, ont participé à la marche entourés de leurs militants revêtus des couleurs de leurs partis et de leur matériel de sonorisation. Le célèbre chanteur Youssou Ndour était également là.
Le chef de l’État avait, quant à lui, prévu de participer plus tard dans la journée à ce qu’un des responsables de l’organisation de sa campagne électorale a appelé « une action de proximité » à partir du palais présidentiel en centre-ville, pouvant prendre également la forme d’une marche.
Par ailleurs, lors d’un meeting du mouvement de l’opposition M23 lundi à Rufisque, l’un des huit candidats d’opposition, Cheikh Tidiane Gadio, ex-ministre des Affaires étrangères de M. Wade, a pour la première fois évoqué la création d’un « Conseil national de transition » au cas où le chef de l’État persisterait à se présenter. Il a également évoqué la possibilité de tenir une élection « parallèle » à celle du 26 février, regroupant tous les candidats d’opposition. Selon lui, « la seule façon de servir le Sénégal dans l’honneur et la dignité, c’est de s’opposer à la candidature inconstitutionnelle d’Abdoulaye Wade jusqu’au bout ».
Élu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l’opposition, il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un « coup d’État constitutionnel ». Dans le camp de M. Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
La validation le 27 janvier de sa candidature par le Conseil constitutionnel, confirmée deux jours plus tard, a provoqué des violences qui ont fait quatre morts et plusieurs blessés à Dakar et en province en cinq jours.

(Source : AFP)
L’opposition sénégalaise a maintenu hier sa pression pour obtenir le retrait de la candidature du chef de l’État Abdoulaye Wade à la présidentielle de la fin du mois avec une marche dans Dakar.Partis de l’université publique, quelques milliers d’opposants ont marché dans le calme pendant environ un peu moins de trois heures dans les rues de Dakar, sans pouvoir entrer dans le centre de la ville. Ils se sont dispersés sans incidents après un face-à-face tendu avec un cordon de policiers qui les a empêchés de se rendre comme ils l’avaient prévu au ministère de l’Intérieur au cœur de la ville, près du palais présidentiel. La plupart des candidats, dont les ex-Premiers ministres de M. Wade devenus opposants, Moustapha Niasse et Idrissa Seck, ainsi que le secrétaire général du Parti socialiste (PS) Ousmane...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut