Syrie/ONU: le veto russe et chinois "paralyse la communauté internationale" (Juppé)
AFP /
le 04 février 2012 à 21h53
Le double veto russe et chinois à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie "paralyse la communauté internationale", a déploré samedi Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères.
"C'est une lourde responsabilité parce que cela paralyse bien sûr la communauté internationale. Je le comprends d'autant moins que nous avons fait beaucoup d'efforts pour accepter les amendements présentés par la Russie et par la Chine", a déclaré M. Juppé à France 2.
"Il n'y avait pas dans cette résolution d'embargo sur les armes, pas de sanctions, pas d'appel au départ de Bachar al-Assad", a souligné le chef de la diplomatie française, énumérant les concessions faites à la Russie et à la Chine par les autres membres du Conseil de sécurité.
"Nous ne pouvions pas aller au-delà et en particulier pas accepter de renvoyer dos-à-dos le régime qui se rend coupable de crimes contre l'humanité, et les opposants qui se battent souvent à main nue", a-t-il ajouté.
Comme le 2 octobre dernier, la Chine et la Russie ont opposé à nouveau leur veto samedi à un projet de résolution condamnant la répression de la révolte par le régime syrien, le jour où à Homs, plus de 230 civils ont péri dans des bombardements selon l'opposition.
Les 13 autres pays du Conseil ont voté en faveur du texte condamnant les "violations continues" des droits de l'homme par le régime syrien et appelant à une transition démocratique après près de 11 mois de violences qui ont fait plus de 5.000 morts selon l'ONU.
Le double veto russe et chinois à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie "paralyse la communauté internationale", a déploré samedi Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères."C'est une lourde responsabilité parce que cela paralyse bien sûr la communauté internationale. Je le comprends d'autant moins que nous avons fait beaucoup d'efforts pour accepter les amendements présentés par la Russie et par la Chine", a déclaré M. Juppé à France 2."Il n'y avait pas dans cette résolution d'embargo sur les armes, pas de sanctions, pas d'appel au départ de Bachar al-Assad", a souligné le chef de la diplomatie française, énumérant les concessions faites à la Russie et à la Chine par les autres membres du Conseil de sécurité."Nous ne pouvions pas aller au-delà et en particulier pas accepter...
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