Quelques centaines de personnes ont participé hier à une « journée de prière » à Dakar à l’appel de l’opposition, en hommage aux « victimes de la répression ». La prière, sous haute surveillance policière, s’est déroulée sans aucun incident, avec une fréquentation quasi identique à un vendredi ordinaire. La proximité du palais présidentiel faisait toutefois craindre de possibles incidents, même si le Mouvement du 23-Juin (M23), à l’origine de l’appel et qui regroupe représentants de l’opposition et la société civile, avait très clairement exprimé sa volonté d’éviter toute violence. Rappelons que quatre personnes ont finalement été tuées en cinq jours dans des violences liées aux tensions depuis le 27 janvier, lorsque le Conseil constitutionnel a validé la candidature de M. Wade. L’opposition estime que M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux et donc que sa nouvelle candidature est un « coup d’État constitutionnel ». Le camp Wade récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. « Les principaux responsables (des violences), ce sont les gens de l’opposition qui utilisent les manifestations qui auraient pu avoir un sens tout à fait pacifique et compréhensible, pour mettre le désordre », a accusé M. Wade. L’opposition n’a en tout cas plus aucun recours légal pour contester cette candidature. La faible mobilisation d’hier complique encore un peu plus la tâche du M23, coalition hétéroclite qui peine à définir une stratégie deux jours avant le début de la campagne électorale officielle demain. Mbaye Tall, leader du mouvement « Wade doit partir », affilié au M23, a promis d’empêcher la campagne du président. « Chaque fois qu’il arrivera dans une ville, nous organiserons des manifestations. Jusqu’à ce qu’il parte », a affirmé M. Tall. « ll y aura l’ordre et la sécurité pendant la campagne électorale et jusqu’à la proclamation des résultats », a prévenu à ce propos le chef de l’État. « Nous n’accepterons pas que des individus, parce qu’ils pensent qu’ils ne peuvent pas gagner des élections, troublent l’ordre public », a-t-il mis en garde, s’engageant par ailleurs à en « respecter les résultats ». (Source : AFP)
Quelques centaines de personnes ont participé hier à une « journée de prière » à Dakar à l’appel de l’opposition, en hommage aux « victimes de la répression ». La prière, sous haute surveillance policière, s’est déroulée sans aucun incident, avec une fréquentation quasi identique à un vendredi ordinaire. La proximité du palais présidentiel faisait toutefois craindre de possibles incidents, même si le Mouvement du 23-Juin (M23), à l’origine de l’appel et qui regroupe représentants de l’opposition et la société civile, avait très clairement exprimé sa volonté d’éviter toute violence.Rappelons que quatre personnes ont finalement été tuées en cinq jours dans des violences liées aux tensions depuis le 27 janvier, lorsque le Conseil constitutionnel a validé la candidature de M....
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