"Les équilibres ont évolué au sein du Conseil de sécurité", ont déclaré ces sources, selon lesquelles "au moins dix pays" sur les quinze que compte le Conseil de sécurité pourraient désormais être en faveur d'un projet de résolution présenté par le Maroc au nom de la Ligue arabe.
Plusieurs ministre arabes et occidentaux seront mardi à New York pour participer à une réunion du Conseil de sécurité et examiner un projet de résolution présenté vendredi par le Maroc, au nom de la Ligue arabe.
Le texte, soutenu notamment par le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, appelle à un soutien international au plan de sortie de crise de la Ligue arabe, qui prévoit l'arrêt des violences et le transfert des pouvoirs du président syrien Bachar al-Assad à son vice-président avant l'ouverture de négociations.
"Les nouveaux membres non-permanents du Conseil de sécurité sont plus convaincus de la nécessité d'une résolution", a-t-on indiqué de sources diplomatiques. Le Maroc, le Togo, le Guatemala, le Pakistan, l'Azerbaïdjan sont les cinq nouveaux pays siégeant au Conseil depuis début janvier 2012.
En revanche, le Brésil qui faisait partie des trois pays émergents avec l'Inde et l'Afrique du Sud, très hostiles à toute ingérence dans les affaires syriennes, n'est plus au Conseil de sécurité.
Pékin et Moscou avaient opposé le 2 octobre leur veto à un projet de résolution condamnant le régime de Bachar al-Assad.
La Russie demeure toujours hostile à un tel texte, tandis que la Chine reste très discrète sur ses intentions, selon des diplomates.
Les chefs des diplomaties française et britannique, Alain Juppé et William Hague, seront mardi à New York pour soutenir le projet de résolution.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en tournée dans la région Asie-Pacifique, "n'envisage pas de se rendre à New York" pour la réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, selon un porte-parole de la diplomatie russe.


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