"La dernière rencontre exploratoire aura lieu mercredi à Amman (...) et il n'y aura aucune prolongation de ces rencontres après ce jour", a déclaré à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a appelé le 26 octobre les deux parties à présenter leur position sur le tracé des frontières et la sécurité dans un délai de trois mois.
Les négociateurs palestiniens considèrent que le délai expire le 26 janvier alors que le gouvernement israélien affirme qu'il court à partir de la première rencontre à Amman, le 3 janvier et arrive donc à échéance le 3 avril.
"Nous avons accepté des rencontres exploratoires à la demande de la Jordanie (...) et il était prévu que les négociations commencent après ces rencontres exploratoires et que les deux parties auraient présenté leur vision d'une solution", a rappelé le responsable palestinien.
"Nous avons présenté ce qui nous était demandé mais le gouvernement israélien n'a pas présenté sa vision d'une solution, seulement des têtes de chapitre sans contenu", a-t-il ajouté.
"Il y a une dernière chance, cette dernière rencontre aujourd'hui, et nous espérons que le gouvernement israélien (...) présentera ce qui est exigé de lui", a-t-il poursuivi.
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a indiqué que la direction palestinienne se déterminerait sur la marche à suivre après cette rencontre, des entretiens du président Mahmoud Abbas avec le roi de Jordanie Abdallah II mercredi et une réunion du comité de suivi arabe le 4 février.
"En cas d'échec des réunions exploratoires à Amman, la partie palestinienne aura rempli ses obligations envers la communauté internationale et le Quartette et pourra choisir comment préserver ses droits et intérêts nationaux", a-t-il déclaré à la radio officielle Voix de la Palestine, évoquant notamment la demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine.
"Le président Abbas m'a donné instruction de me rendre dans les cinq pays qui viennent d'entrer au Conseil de sécurité pour en savoir plus sur leur position et les amener à en adopter de plus positives" envers la candidature palestinienne, a-t-il indiqué, en référence aux déclarations de l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, selon lesquelles le soutien aux Palestiniens n'aurait pas progressé au Conseil avec le renouvellement de cinq de ses membres en janvier.
La Jordanie a accueilli en janvier quatre rencontres "exploratoires", les premières depuis l'arrêt des négociations de paix en septembre 2010, qui n'ont donné aucun résultat tangible.
Un mouvement de jeunes Palestiniens, baptisé "Palestiniens pour la liberté", qui a organisé des manifestations à Ramallah contre ces rencontres, a appelé la direction de l'OLP à annuler la réunion de mercredi.
Ces manifestations, et les doutes exprimés publiquement par certains dirigeants palestiniens, reflètent le scepticisme de l'opinion publique palestinienne vis-à-vis de négociations considérées comme stériles et maintenues artificiellement en vie par la communauté internationale.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine