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Économie - Liban - Rapport

La Banque mondiale prévoit 3,8 % de croissance au Liban en 2012

Avec un taux de 3,8 % en 2012, le Liban devrait devenir avec l’Égypte le troisième pays le plus performant de la région en termes de croissance, après l’Irak et le Maroc dont le PIB devrait croître de 12,6 et 4 % respectivement en 2012, selon les prévisions de la Banque mondiale (BM).
Dans son dernier rapport cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, la Banque mondiale (BM) a indiqué prévoir une croissance de 3,8 % au Liban en 2012 contre 2,3 % dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord de (MENA) et 2,5 % dans le monde. Si ces prévisions se confirment, le Liban deviendrait, avec l’Égypte, le troisième pays le plus performant de la région en termes de croissance, après l’Irak et le Maroc dont le PIB devrait croître de 12,6 % et 4 % respectivement en 2012.
La BM a en outre prévu un déficit du compte courant à hauteur de 17,2 % du PIB en 2012 contre un taux de 20,6 % l’année dernière, le plus élevé de la région, contre un excédent de 2,2 % du PIB pour la région cette année. Selon l’institution, les pays arabes importateurs de pétrole entretenant des liens avec l’Union européenne devraient être affectés par le ralentissement économique mondial combiné à la crise de la zone euro. Toujours selon les mêmes sources, les pays importateurs de pétrole comme le Liban et la Jordanie, en liens étroits avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), seraient davantage protégés du ralentissement économique mondial même s’ils en ressentaient tout de même les effets.
Rappelons que la Banque mondiale avait en parallèle prévu une croissance de 3 % en 2011, contre 7 % en 2010 et 2,4 % dans les pays de la région MENA. Le Liban avait enregistré la troisième croissance la plus importante parmi les pays de la région en 2011, à égalité avec l’Algérie mais derrière l’Irak (9,6 %) et le Maroc (4,3 %). La BM a en outre estimé le déficit budgétaire à 5,5 % du PIB en 2011, contre un taux de 7,3 % pour les pays importateurs de pétrole de la région. Selon le rapport, le déficit des comptes courants est resté à 20,6 % du PIB en 2011 en hausse par rapport aux 19,7 % du PIB enregistrés en 2010 et comparé à un excédent de 3,7 % du PIB pour la région. Par ailleurs, l’institution mondiale a estimé les réserves en devises du pays à 18,6 mois d’importation en 2011 contre 8,4 mois pour les pays importateurs de pétrole de la région, ce qui constitue le troisième niveau le plus élevé de la région derrière l’Algérie avec 38 mois d’importation et l’Arabie saoudite avec 27,3 mois d’importation.
De son côté, HSBC a revu ses prévisions de croissance pour le Liban à 2,3 % en 2012 contre un taux initial de 3,2 % en octobre et 3,5 % pour les pays de la région MENA. Selon la banque, ces estimations feraient de l’économie libanaise la plus lente de la région avec la Jordanie. HSBC a indiqué s’attendre à ce que les risques et l’instabilité de la région pèsent sur la confiance des investisseurs en 2012 en s’ajoutant au climat économique morose. Selon la banque, le Liban a évité de justesse une nouvelle chute de gouvernement au dernier trimestre de l’année 2011, tout en ajoutant qu’il n’existait aucun signe de réformes concrètes pourtant indispensables à l’horizon 2012. Elle a en outre indiqué que le projet de budget 2012 demeurait au point mort au Parlement, tout en rappelant que le dernier en date à avoir été adopté datait de 2005.
En parallèle, HSBC a prévu que la consommation des ménages au Liban augmenterait de 3 % en 2012 contre 2,7 % en 2011. La banque a indiqué qu’il s’agirait du septième taux le plus élevé de la région, à égalité avec le Maroc, la Jordanie et la Tunisie. Elle a en outre estimé que le Liban enregistrerait le deuxième taux d’épargne brute le plus faible de la région, seulement derrière la Jordanie, à 5,6 % du PIB cette année contre un taux de 6,3 % du PIB l’année dernière. La banque HSBC a enfin prévu que le total des investissements au Liban augmenterait de 2 % en 2012 contre une contraction de 2 % en 2011.
Dans son dernier rapport cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, la Banque mondiale (BM) a indiqué prévoir une croissance de 3,8 % au Liban en 2012 contre 2,3 % dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord de (MENA) et 2,5 % dans le monde. Si ces prévisions se confirment, le Liban deviendrait, avec l’Égypte, le troisième pays le plus performant de la région en termes de croissance, après l’Irak et le Maroc dont le PIB devrait croître de 12,6 % et 4 % respectivement en 2012.La BM a en outre prévu un déficit du compte courant à hauteur de 17,2 % du PIB en 2012 contre un taux de 20,6 % l’année dernière, le plus élevé de la région, contre un excédent de 2,2 % du PIB pour la région cette année. Selon l’institution, les pays arabes importateurs de pétrole entretenant des liens avec l’Union...
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