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Moyen Orient et Monde - Éclairage

Le souffle des révolutions arabes chamboule le Hamas

Khaled Mechaal, proche de l’axe syro-iranien, ouvre la voie à sa succession à la tête du mouvement islamiste.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas traverse une profonde mutation pour s’adapter à son nouvel environnement régional, marquée par une redistribution des cartes entre ses directions en exil et dans la bande de Gaza.
Le Hamas a annoncé samedi que son chef Khaled Mechaal, basé à Damas et ouvertement contesté par des dirigeants du mouvement à Gaza, ne souhaitait pas se représenter, ouvrant ainsi la lutte pour sa succession. « Khaled Mechaal, chef du bureau politique, a fait part au Conseil consultatif du Hamas de son souhait de ne pas être candidat à la direction du mouvement à l’avenir », a indiqué le Hamas dans un communiqué. Le Hamas confirme ainsi des informations qui circulaient ces derniers jours dans la presse sur la volonté de M. Mechaal de ne pas rester à la tête du mouvement. Selon des sources du Hamas, les prochaines élections à la direction du bureau politique devraient se tenir en juillet ou en août. Parmi les possibles candidats à la succession de M. Mechaal figurent son bras droit, Moussa Abou Marzouk, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et Mahmoud Zahar, un des plus influents dirigeants du mouvement à Gaza.
« Le Hamas traverse un processus de transformation », souligne l’économiste Omar Chaabane, directeur du groupe de réflexion Palthink à Gaza, qui cite des « facteurs internes et externes ». Certains responsables à Gaza « se demandent pourquoi ils doivent subir le blocus » israélien et regrettent le temps où ils n’étaient pas en charge du territoire palestinien, qu’ils contrôlent depuis juin 2007, affirme-t-il. « À l’extérieur, ils sont entre l’espoir de l’Égypte et la pression de la Syrie », résume M. Chaabane, en référence à la victoire électorale des Frères musulmans égyptiens, maison mère du Hamas, et la répression du régime de Damas, qui accueille la direction en exil du mouvement islamiste palestinien.
« Les atrocités du régime syrien sont commises contre les Frères musulmans syriens. Le Hamas ne peut plus justifier sa présence à Damas », précise Moukhaïmer Abou Saada, professeur de science politique à l’Université al-Azhar de Gaza. L’universitaire constate une inversion des rôles entre Khaled Mechaal, longtemps considéré comme un radical, et des hiérarques du Hamas à Gaza, réputés plus pragmatiques. « Quand Mechaal bénéficiait du soutien total du régime syrien et de l’Iran, il se rattachait à ce camp et ne pouvait pas faire de compromis », explique M. Abou Saada. Mais les révolutions tunisienne et égyptienne influencent le Hamas, dont le chef prône désormais « la résistance populaire pacifique ». « C’est nouveau, bien que cela ne fasse pas consensus au Hamas ». Un leader de Gaza, Mahmoud Zahar, a déclaré que « la résistance armée aussi pouvait être populaire », rappelle-t-il. « Le rapport de forces se modifie de l’extérieur vers l’intérieur », poursuit le politologue. « Le Hamas dispose de revenus intérieurs, il ne dépend plus de l’assistance financière régionale. »
Une inconnue subsiste dans le rapport de forces au sein du Hamas, souligne toutefois Moukhaïmer Abou Saada : le rôle de sa puissante branche armée, qui impose de fait une trêve avec Israël, jusqu’alors considérée comme acquise à Khaled Mechaal. Selon lui, « les Brigades Ezzedine al-Qassam font allégeance à celui qui leur donne de l’argent pour payer leurs armes. Récemment, elles ont montré davantage de loyauté envers la direction du Hamas à Gaza ».
(Source : AFP)
Le mouvement islamiste palestinien Hamas traverse une profonde mutation pour s’adapter à son nouvel environnement régional, marquée par une redistribution des cartes entre ses directions en exil et dans la bande de Gaza.Le Hamas a annoncé samedi que son chef Khaled Mechaal, basé à Damas et ouvertement contesté par des dirigeants du mouvement à Gaza, ne souhaitait pas se représenter, ouvrant ainsi la lutte pour sa succession. « Khaled Mechaal, chef du bureau politique, a fait part au Conseil consultatif du Hamas de son souhait de ne pas être candidat à la direction du mouvement à l’avenir », a indiqué le Hamas dans un communiqué. Le Hamas confirme ainsi des informations qui circulaient ces derniers jours dans la presse sur la volonté de M. Mechaal de ne pas rester à la tête du mouvement. Selon des sources du...
commentaires (1)

De toute facon, les acquis de la resistance palestinienne sont a mettre au credit du soutien de la Syrie et de l'Iran a ce peuple martyrise, c'est pas aux dictateurs passes d'Egypte, Tunisie, Maroc et autres Jordanie qu'on doit cela.Si Khalid Mechal et son mouvement pense que faire aboutir son combat peut passer par d'autres alternatives good luck pour lui, l'important est que fin soit mise a la souffrance de ce peuple contre la plus grosse barbarie actuelle au monde et ca on ne le dit pas assez, puisque certains pensent que des negociations peuvent effacer la barbarie faite aux peuples opprimes de Palestine et du Liban.

Jaber Kamel

08 h 26, le 23 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • De toute facon, les acquis de la resistance palestinienne sont a mettre au credit du soutien de la Syrie et de l'Iran a ce peuple martyrise, c'est pas aux dictateurs passes d'Egypte, Tunisie, Maroc et autres Jordanie qu'on doit cela.Si Khalid Mechal et son mouvement pense que faire aboutir son combat peut passer par d'autres alternatives good luck pour lui, l'important est que fin soit mise a la souffrance de ce peuple contre la plus grosse barbarie actuelle au monde et ca on ne le dit pas assez, puisque certains pensent que des negociations peuvent effacer la barbarie faite aux peuples opprimes de Palestine et du Liban.

    Jaber Kamel

    08 h 26, le 23 janvier 2012

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