Pakistan/Premier ministre: la Cour suprême ajourne ses travaux au 01/02
AFP /
le 19 janvier 2012 à 08h45
La Cour suprême pakistanaise a ajourné jeudi au 1er février son examen du cas du Premier ministre Yousuf Raza Gilani, qu'elle accuse d'outrage pour ne pas avoir demandé la réouverture de procédures judiciaires pour corruption visant le président Asif Ali Zardari. "Nous vous entendrons de nouveau le 1er février", a déclaré le juge Nasir-ul-Mulk à l'avocat de M. Gilani, Aitzaz Ahsan, peu après la comparution du Premier ministre devant ses juges. M. Gilani ne sera pas obligé d'être présent ce jour là, a-t-il ajouté. Lors de sa comparution devant la Cour, le Premier ministre avait insisté sur l'immunité judiciaire dont jouit le président Zardari pour justifier le fait qu'il n'ait pas demandé la réouverture d'enquêtes judiciaires contre lui. La juridiction suprême avait annulé en 2009 un décret d'amnistie générale exonérant notamment le très impopulaire président Zardari de poursuites dans une affaire de détournements présumés de fonds publics transférés sur des comptes en Suisse. Elle avait alors sommé le gouvernement de M. Gilani de demander à la justice suisse de rouvrir les procédures judiciaires, ce qu'il n'a jamais fait. Lundi, la Cour suprême avait inculpé M. Gilani d'"outrage à la Cour", pour n'avoir pas suivi ses injonctions, et l'avait convoqué ce jeudi. La fermeté de la plus haute juridiction du pays met davantage en difficulté un chef de l'Etat et un gouvernement très impopulaires, accusés de détournements de fonds et de mauvaise gouvernance et confrontés à l'hostilité croissante de la toute puissante armée. Si le Premier ministre, Yousuf Raza Gilani, ne se plie pas à l'injonction de la Cour, une condamnation le forcerait à démissionner, un scénario qui affaiblirait encore davantage le gouvernement et pourrait accélérer la tenue d'élections générales anticipées cette année.
La Cour suprême pakistanaise a ajourné jeudi au 1er février son examen du cas du Premier ministre Yousuf Raza Gilani, qu'elle accuse d'outrage pour ne pas avoir demandé la réouverture de procédures judiciaires pour corruption visant le président Asif Ali Zardari."Nous vous entendrons de nouveau le 1er février", a déclaré le juge Nasir-ul-Mulk à l'avocat de M. Gilani, Aitzaz Ahsan, peu après la comparution du Premier ministre devant ses juges. M. Gilani ne sera pas obligé d'être présent ce jour là, a-t-il ajouté.Lors de sa comparution devant la Cour, le Premier ministre avait insisté sur l'immunité judiciaire dont jouit le président Zardari pour justifier le fait qu'il n'ait pas demandé la réouverture d'enquêtes judiciaires contre lui.La juridiction suprême avait annulé en 2009 un décret d'amnistie générale...
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