Mais une porte s’ouvre. Et selon des sources diplomatiques informées, l’idée se transformerait en force internationale, ce que Damas ne pourrait pas rejeter. Car il s’agirait, comme de bien entendu, d’une décision du Conseil de sécurité de l’ONU. Et, de plus, la Russie, qui soutient Assad encore plus que la Chine, fournirait elle-même un contingent. Aux côtés, autre assurance, de l’Iran ainsi que de la Turquie.
En tout cas, il faudrait faire le plus vite possible. Car la situation ne cesse d’empirer et risque de tourner sous peu à la guerre civile. Avec des retombées sectaires dans plus d’un pays de la région. Chez nous en premier, comme en Irak.
La mission d’observateurs de la Ligue arabe fait manifestement chou blanc. Elle est loin de remplir son contrat-protocole qui est de mettre un terme aux violences, de veiller au retrait de l’armée syrienne dans ses casernes, de faire libérer les détenus politiques syriens. Nombre d’observateurs ont rendu leur tablier, en avouant l’échec. Et les autres ne sont pas loin de se voir accuser de n’être que de faux témoins, qui auraient eux-mêmes besoin de surveillance.
Même constat de déconfiture sur le plan politique, toujours du côté de la Ligue. Il est ainsi presque certain que la proposition de l’émir du Qatar ne bénéficierait pas d’un vote majoritaire en Conseil. Une première raison : les circonstances actuelles n’ont rien à voir avec celles qui prévalaient lorsqu’il avait été décidé de former une force de dissuasion arabe pour le Liban. Et, tout d’abord, c’est notre pays lui-même, contrairement à la Syrie des temps présents, qui avait sollicité une telle intervention, lors d’une réunion à Riyad. Il avait été décidé que la Syrie fournirait le gros des troupes, et d’ailleurs elle est finalement restée seule sur le terrain. Cela avec le feu vert des États-Unis, car Damas devait renvoyer les Palestiniens de Arafat, expédiés en Tunisie. L’enjeu d’aujourd’hui est fondamentalement différent. Moins régional, en apparence, du moins pour le moment.
Car il y a peu de doutes, répétons-le, qu’une guerre civile en Syrie n’ait des effets graves ailleurs. Des analystes mettent même en garde contre un danger de dislocation généralisée, à la seule satisfaction d’Israël, qui n’aurait plus de bloc arabe à craindre. Il y aurait ainsi une kyrielle de mini-États sectaires ou ethniques. Par exemple, un pour les alaouites, un pour les sunnites, un pour chiites en Syrie. Un pour les chiites, un pour les sunnites, un pour les Kurdes en Irak. Un pour les chiites, un pour les sunnites (les résidents palestiniens) en Jordanie. Un pour les sunnites, un pour les chiites, un pour les chrétiens, un pour les druzes, au Liban. Il ne faut pas oublier, non plus, que les puits de pétrole du Golfe seraient menacés, ainsi que le détroit d’Ormuz, capital pour les States.
Mais peut-on vraiment craindre une guerre civile en Syrie ? Un spécialiste en voit la menace se préciser avec la récente mise sur pied d’un Conseil militaire supérieur par l’Armée syrienne libre en révolte contre le régime. Cette instance a élu ses quartiers en Turquie. Avec l’aide de cette puissance, et des Arabes, elle se fixe pour objectif de circonvenir des milliers de soldats syriens encore dociles pour qu’ils fassent dissidence à leur tour. Afin de précipiter la chute du régime et du système Baas. Cela avec le concours des forces civiles de l’opposition, internes ou réfugiées à l’étranger, qui ont d’ailleurs tendance à se regrouper. La perspective se centrant autour de la création d’une zone d’isolement sur le territoire syrien, à l’instar de ce qui s’était fait en Libye à partir de Benghazi.


- - Un défaut de l'âme ne peut se corriger sur un visage , mais un défaut du visage , si on le corrige , peut corriger une âme !!! mes (Z) amis et très chers (Z) amis d'ICI .. Je peux vous donner une bonne adresse , il paraît que plusieurs d'entre VOUS en ont besoin .. C'est bien ce qui m'a été dit !! Je reste grand seigneur malgré tout , je ne changerai pas mon éducation , c'est plus fort que moi ..
09 h 37, le 19 janvier 2012