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Liban - Éclairage

Le protocole du TSL à peine évoqué par Ban Ki-moon...

Chaque jour qui passe apporte de nouveaux éléments sur la double visite à Beyrouth du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et du ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu. Contrairement à ce qui avait été dit avant cette double visite, la question du Tribunal spécial pour le Liban a finalement été évoquée tout à fait marginalement par M. Ban lui-même, qui a fait passer dans ses entretiens avec les responsables libanais l’idée selon laquelle le renouvellement du mandat du protocole du TSL est une opération de pure routine qui relève de sa seule responsabilité. Ban Ki-moon aurait ainsi évoqué l’article 21 du protocole qui stipule que le renouvellement du mandat du TSL doit se faire tant que celui-ci n’a pas achevé son travail. Il s’agirait donc d’une opération ordinaire, la décision de la prolongation étant prise pratiquement de façon automatique par le secrétaire général de l’ONU pour une durée de trois ans. Il n’aurait donc même pas besoin de consulter les autorités libanaises pour cela.
De leur côté, les responsables ont à leur tour évité d’ouvrir plus en profondeur ce sujet, préférant laisser de côté les dossiers susceptibles de soulever des polémiques internes, comme le TSL, les armes du Hezbollah ou encore les développements en Syrie. D’ailleurs, dans son entretien avec le secrétaire général de l’ONU, le chef de l’État Michel Sleiman qui a dénoncé les exactions israéliennes ainsi que ses violations répétées de la résolution 1701, insistant sur le refus de l’implantation et sur le droit au retour des Palestiniens sur leur terre, a soigneusement évité de mentionner directement le Hezbollah, dans un souci évident de ne pas braquer son interlocuteur et de ne pas provoquer un débat interne.
En somme, ce qui avait été annoncé comme le dossier important de la visite de Ban Ki-moon à Beyrouth n’a fait l’objet que d’une vague phrase, prononcée incidemment au hasard de la conversation. Et aussi curieux que cela puisse être, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a lui aussi évité d’aborder le sujet du protocole du TSL dans le discours qu’il a intentionnellement prononcé samedi, alors que le secrétaire général de l’ONU se trouvait au Liban. Est-ce à dire que le Hezbollah serait prêt à fermer les yeux sur la prolongation du mandat du TSL, comme il l’avait finalement fait pour son financement ?
Les sources proches du parti chiite précisent qu’il n’est pas question cette fois de se laisser surprendre par le Premier ministre Nagib Mikati comme cela avait été le cas dans la question du financement. D’ailleurs, selon les mêmes sources, Hassan Nasrallah n’a pas encore « digéré » la décision de financer le TSL telle qu’elle a été adoptée par le Premier ministre sans même consulter le gouvernement, et ce sujet aurait été longuement évoqué au cours de la dernière rencontre entre le chef du Hezbollah et le Premier ministre. Il n’est donc pas question pour lui de rééditer cette expérience et il insiste sur la nécessité de réclamer un amendement du protocole. Un groupe d’experts juridiques a été chargé d’étudier les possibilités dans ce sens, en se basant sur l’article 20 du protocole qui autorise un amendement par le biais d’un accord écrit entre les deux parties (le gouvernement libanais et l’ONU).
Le Premier ministre a aussi son équipe d’experts ainsi d’ailleurs que le président de la Chambre Nabih Berry qui compte prendre en charge ce dossier, considérant que le protocole actuel est contraire aux dispositions de la Constitution qui donne au président de la République le droit de signer tout traité ou convention internationale, tout comme elle exige l’approbation du Parlement.
Aujourd’hui, les responsables libanais se trouvent ainsi devant deux possibilités : soit laisser passer la prolongation du protocole sans intervenir, quitte à soulever un tollé politique, en se basant sur le fait qu’il y a désormais des dossiers bien plus importants et que de toute façon, le TSL devra poursuivre son travail puisque Ban Ki-moon a laissé entendre qu’il comptait le faire de manière routinière. La seconde option serait de tenter d’obtenir des amendements, même secondaires, par principe et pour respecter le rejet du TSL par le Hezbollah. Mais si cette seconde option est adoptée, il faudrait agir vite et envoyer le dossier au secrétaire général de l’ONU avant le 29 février. Or, rien n’indique pour l’instant que la question du protocole du TSL figure à l’ordre du jour des réunions du gouvernement ou de celles du Parlement. Il faudra pourtant bien que le débat soit lancé au cours des prochaines semaines.
Chaque jour qui passe apporte de nouveaux éléments sur la double visite à Beyrouth du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et du ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu. Contrairement à ce qui avait été dit avant cette double visite, la question du Tribunal spécial pour le Liban a finalement été évoquée tout à fait marginalement par M. Ban lui-même, qui a fait passer dans ses entretiens avec les responsables libanais l’idée selon laquelle le renouvellement du mandat du protocole du TSL est une opération de pure routine qui relève de sa seule responsabilité. Ban Ki-moon aurait ainsi évoqué l’article 21 du protocole qui stipule que le renouvellement du mandat du TSL doit se faire tant que celui-ci n’a pas achevé son travail. Il s’agirait donc d’une opération ordinaire, la...
commentaires (3)

Scarlett, pourquoi en parler puisque l'ONU s'en fout de ce que le Hezbollah et la clique au pouvoir a a dire et redire la dessus? Ils ont bien fait leur travail les gars d'avant prenant en compte la possibilité de la traîtrise du Hezbollah et de ses alliés, sinon pourquoi le Hezbollah n'arrive-t-il pas a imposer ses vues la dessus et a annuler toute la procédure? Ou en sont ils avec les soi disant faux-témoins? Tout du bla bla et ils le savent tous très bien. Le TSL est la, bien la, et rien ne l’arrêtera avant d'avoir accroché les têtes des criminelles a son actif. Et nous savons tous qui ils sont. La tête, en Syrie a chaud dans ses "baskettes" et il commence a sentir mauvais, les exécutants se pavanes mais ont commence a garder profil bas cherchant a droite et a gauche un moyen de se couvrir après avoir été mis a nu. On dialogue alors autant que possible avec Rai, Audeh, etc... prétextant une bonne volonté mais en fait c'est juste du gain de temps, espérant encore que Bashar s'en sortira et que l'Iran, qui coule de plus en plus, tiendra tête a la pression qu'elle subie. 'est beau rêver et encore mieux espérer, mais il est des réalités que l'on ne peut passer outre. Le Hezbollah se doit de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard sinon ... gare a nous.

Pierre Hadjigeorgiou

06 h 27, le 18 janvier 2012

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Commentaires (3)

  • Scarlett, pourquoi en parler puisque l'ONU s'en fout de ce que le Hezbollah et la clique au pouvoir a a dire et redire la dessus? Ils ont bien fait leur travail les gars d'avant prenant en compte la possibilité de la traîtrise du Hezbollah et de ses alliés, sinon pourquoi le Hezbollah n'arrive-t-il pas a imposer ses vues la dessus et a annuler toute la procédure? Ou en sont ils avec les soi disant faux-témoins? Tout du bla bla et ils le savent tous très bien. Le TSL est la, bien la, et rien ne l’arrêtera avant d'avoir accroché les têtes des criminelles a son actif. Et nous savons tous qui ils sont. La tête, en Syrie a chaud dans ses "baskettes" et il commence a sentir mauvais, les exécutants se pavanes mais ont commence a garder profil bas cherchant a droite et a gauche un moyen de se couvrir après avoir été mis a nu. On dialogue alors autant que possible avec Rai, Audeh, etc... prétextant une bonne volonté mais en fait c'est juste du gain de temps, espérant encore que Bashar s'en sortira et que l'Iran, qui coule de plus en plus, tiendra tête a la pression qu'elle subie. 'est beau rêver et encore mieux espérer, mais il est des réalités que l'on ne peut passer outre. Le Hezbollah se doit de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard sinon ... gare a nous.

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 27, le 18 janvier 2012

  • - - Il ne sera pas renouvelé dans sa forme , surtout après le rapport de la banque mondiale qui accable son signataire et le met officillement en cause dans la mauvaise gestion du trésor public depuis 1994 , et de la situation financière catastrophique du pays .., c'est ce qu'on appelle de l'eau bénite au moulin du CPL qui refuse ce renouvellement et qui insiste à punir les responsables de la corruption qui a régne au pays d'Alice pendant 20 ans depuis et avec TAEF .

    JABBOUR André

    23 h 51, le 17 janvier 2012

  • Ah,j'adoooore qaund Scarlett fait dans le registre de l'ingénue politique...elle est aussi bonne dans ce registre que dans celui de l'objectivité...propagandiste.Un chef-d'oeuvre....Comment très chère amie,"ils" n'ont pas parlé du TSL?Oh,quelle surprise!Vous êtes sûre que ce garçon est fréquentable?Vraiment très drôle!Avant la visite de BKM,M. Hassan Nasrallah a roulé des mécaniques (pour le peuple),mais tout avait déjà été arrangé,et bien arrangé,bien sûr...dans le style "tu ne dis rien pour le petit garçon blanc et moi ,je ne dis rien pour le petit mouton noir",issu d'une blague célèbre.Mais alors là Scarlett,encore bravo...la vessie est devenue lanterne,une fois de plus.

    GEDEON Christian

    19 h 57, le 17 janvier 2012

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