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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

51 morts dans de nouvelles attaques intertribales

Au moins 51 personnes ont été tuées au cours d’une nouvelle attaque au Soudan du Sud, dernier affrontement en date entre tribus rivales de l’État de Jonglei, a indiqué hier le gouverneur de cette région.
L’attaque « s’est déroulée contre la localité de Duk Padiet », a précisé Kuol Manyang, ajoutant que 22 blessés ont été évacués vers Juba. Il a précisé s’attendre à un alourdissement du bilan des blessés car des habitants se sont enfuis vers d’autres villages. « Le village entier a été réduit en cendres », a affirmé le gouverneur. Selon lui, la plupart des victimes sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. « Nous pensons que (les assaillants) sont des Murle du comté de Pibor », a indiqué M. Manyang. « Avant, ils attaquaient les troupeaux de bétail. Maintenant c’est les villages et nous ne savons pas pourquoi », a-t-il ajouté. Notons que le village de Duk Padiet est peuplé de Dinka, une tribu rivale des Murle.
La région est le théâtre depuis plusieurs semaines d’affrontements entre plusieurs tribus qui ont fait plusieurs centaines de morts. Elles se reprochent mutuellement des vols de bétail et des enlèvements. L’État de Jonglei a été qualifié de « zone sinistrée » par le gouvernement du jeune pays, qui a acquis son indépendance en juillet 2011, et les Nations unies ont lancé une « opération massive d’urgence humanitaire » pour aider les quelque 60 000 personnes affectées par ces violences. Fin décembre, environ 8 000 jeunes de la tribu des Lou Nuer avaient attaqué Pibor, peuplé de Murle, faisant des dizaines, et peut-être des centaines de morts selon l’ONU. Les représailles des Murle depuis ont fait plus d’une centaine de morts.
Si de nombreux animaux ont été volés au cours des précédentes opérations, l’attaque de lundi soir visait clairement la population, selon un député sud-soudanais.
Pour tenter de juguler les violences, environ 3 000 soldats supplémentaires ont été déployés à Jonglei, principalement dans les zones peuplées de Murle, a indiqué hier le ministre sud-soudanais de l’Information Barnaba Marial Benjamin. « Les forces que nous y avons amenées ne peuvent pas couvrir toute la zone », a-t-il toutefois souligné. La superficie de l’État de Jonglei, très difficile d’accès en raison de l’absence de routes goudronnées, équivaut à celle de l’Autriche et de la Suisse réunies.
Par ailleurs, l’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice a adressé une lettre au Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre en garde contre le risque de « famine » si Khartoum continuait de bloquer l’accès de l’aide humanitaire à deux régions du sud du Soudan, à savoir le Kordofan-Sud et le Nil Bleu. « Une catastrophe humanitaire de cette ampleur est inacceptable quelles que soient les circonstances », ajoute-t-elle. L’ambassadrice accuse le gouvernement soudanais d’avoir « mis en place une politique délibérée » visant à empêcher que l’aide humanitaire parvienne aux civils affectés par le conflit.
(Source : AFP)
Au moins 51 personnes ont été tuées au cours d’une nouvelle attaque au Soudan du Sud, dernier affrontement en date entre tribus rivales de l’État de Jonglei, a indiqué hier le gouverneur de cette région. L’attaque « s’est déroulée contre la localité de Duk Padiet », a précisé Kuol Manyang, ajoutant que 22 blessés ont été évacués vers Juba. Il a précisé s’attendre à un alourdissement du bilan des blessés car des habitants se sont enfuis vers d’autres villages. « Le village entier a été réduit en cendres », a affirmé le gouverneur. Selon lui, la plupart des victimes sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. « Nous pensons que (les assaillants) sont des Murle du comté de Pibor », a indiqué M. Manyang. « Avant, ils attaquaient les troupeaux de bétail. Maintenant c’est les...
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