Les fidèles participant aux célébrations de l'Arbaïn en l'honneur de l'imam Hussein. Mushtaq Muhammed/
Cinquante personnes ont été tuées samedi dans une attaque menée par un kamikaze contre un groupe de pèlerins chiites près de Bassora (450 km au sud de Bagdad), selon un bilan fourni par le chef des services de santé de cette province.
L'attentat a aussi fait une centaine de blessés, selon ce responsable, Riyad Abdelamir.
L'attentat s'est produit vers 09H00 locales (06H00 GMT) à environ 5 km à l'extérieur de Bassora. Le kamikaze distribuait de la nourriture aux pèlerins lorsqu'il a fait exploser sa ceinture d'explosifs. Un policier avait repéré le suspect et avait tenté en vain de l'arrêter, selon une source policière.
Les fidèles se rendaient sur un lieu de pèlerinage dédié à l'imam Ali à une douzaine de km de Bassora lorsque l'attaque s'est produite.
Ce samedi marque la fin des célébrations de l'Arbaïn en l'honneur de l'imam Hussein, figure essentielle de l'islam chiite. Les attentats sont fréquents pendant cette période en dépit de mesures de sécurité très strictes. Des dizaines de pèlerins chiites en route pour Kerbala ont été tués ces derniers jours dans des attentats, dont l'un avait fait 47 morts le 5 janvier près de Nassiriya (sud).
Mais ces violences ne découragent pas les millions de chiites qui prennent chaque année la route, pour beaucoup à pied, pour Kerbala, une tradition séculaire interrompue durant la dictature de Saddam Hussein.
"J'ai marché pendant 12 jours. Malgré les menaces et l'épuisement, nous tenons à participer à cette cérémonie. Nous ne cesserons jamais, quoi que fassent les terroristes", a témoigné un pèlerin, Adil Salim.
"Je visite l'Irak pour la première fois et je voudrais l'avoir visité 100 fois. Mes rêves se sont réalisés. L'imam Hussein est un symbole pour toute l'humanité, pas juste pour une religion", a souligné Mohammed Baqr Saleh, un Saoudien.
L'imam Hussein a été tué après un conflit pour le leadership des musulmans 48 ans après la mort de Mahomet, fondateur de l'islam, dans une bataille remportée dans le désert de Kerbala par les troupes du calife omeyyade, Yazid. Cette guerre devait ensuite symboliser le schisme entre sunnites et chiites.
Comme chaque année, les pèlerins, vêtus de noir et le front ceint d'un bandeau vert, ont tourné autour des mausolées de Hussein et de son demi-frère Abbas, en se frappant la tête et la poitrine en signe de repentance pour ne pas leur avoir prêté main forte dans la bataille, au rythme d'une musique funèbre.
"Le nombre de processions à Kerbala est de 5.500. L'an dernier il n'y en avait que 4.000. Cette hausse est due à l'augmentation du nombre de pèlerins cette année", a expliqué Abd Ali al-Hamiari, chef des processions. "Elles représentent toutes les provinces irakiennes, et en plus cette année nous avons 35 processions arabes et étrangères, de Chine, Pakistan, Bahreïn, Iran, Liban, Arabie saoudite, Koweït, Tanzanie, Inde et des Irakiens de l'étranger", a-t-il dit.
Au total, quelque 15 millions de pèlerins auront fait le voyage cette année, selon les autorités locales. Les chiites représentent 15% des musulmans dans le monde et sont majoritaires en Irak.
Des "agents secrets" ont été déployés dans les processions pour surveiller les personnes suspectes et la qualité de la nourriture, a indiqué le général Othman al-Ghanimi, du centre du commandement des opérations en charge de la région de Kerbala.
"Nous utilisons des hélicoptères pour protéger les pèlerins et surveillons les vergers et le désert. Les images sont envoyées directement au centre des opérations", selon lui. Les autorités ont recours à 500 femmes policiers ainsi qu'à des chiens pour les fouilles.
Les quelque 300 hôtels de Kerbala affichent complet et de nombreux pèlerins passent la nuit sous des tentes ou chez des particuliers, a indiqué l'office du tourisme de la région.
L'attentat a aussi fait une centaine de blessés, selon ce responsable, Riyad Abdelamir.
L'attentat s'est produit vers 09H00 locales (06H00 GMT) à environ 5 km à l'extérieur de Bassora. Le kamikaze distribuait de la nourriture aux pèlerins lorsqu'il a fait exploser sa ceinture d'explosifs. Un policier avait repéré le suspect et avait tenté en vain de l'arrêter, selon une source policière.
Les fidèles se rendaient sur un lieu de pèlerinage dédié à l'imam Ali à une douzaine de km de Bassora lorsque l'attaque s'est produite.
Ce samedi marque la fin des célébrations de l'Arbaïn en...


Kamel, tu as oublié les Orthodoxes. est-ce à dessein ? Anastase Tsiris
12 h 36, le 14 janvier 2012