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Économie - Crise

Les banques suspendent les négociations sur la dette de la Grèce

Selon la presse, les pourparlers avec les banques butent sur les taux.
Les banques ont annoncé hier qu’elles suspendaient leurs négociations avec Athènes sur les modalités de la restructuration de la dette publique de la Grèce et ont laissé entendre qu’elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie.
L’Institut de la finance internationale (IIF) écrit dans un communiqué que, « en dépit des efforts des dirigeants grecs », la proposition des banques d’abandonner 50 % de la dette de l’État grec en leur possession « n’a pas abouti à une réponse ferme et constructive de la part de toutes les parties ». « Dans ces conditions, les discussions avec la Grèce (...) sont suspendues pour permettre une réflexion sur les bénéfices d’une approche volontaire », ajoute ce texte publié au nom de l’Américain Charles Dallara, directeur général de l’IIF, et du Français Jean Lemierre.
Notons que MM. Dallara et Lemierre étaient hier à Athènes, où ils ont rencontré à plusieurs reprises le Premier ministre grec Lucas Papademos et son ministre des Finances, Evangelos Vénizélos, ces jours-ci. « Nous espérons vraiment, pour le bien de la Grèce et de la zone euro, que la première, avec le soutien de la seconde, sera en mesure de renouer le dialogue de manière constructive avec le secteur privé, avec pour objectif de mettre au point définitivement un accord d’échange de dette mutuellement acceptable, conformément à l’accord des 26 et 27 octobre », écrivent-ils.
La notion « d’approche volontaire » fait référence à l’accord qui avait été conclu les 26 et 27 octobre entre les créanciers privés de la Grèce et les dirigeants de la zone euro. Les premiers s’étaient alors engagés à renoncer d’eux-mêmes à recouvrer environ 100 milliards d’euros sur leurs créances afin d’éviter une faillite désordonnée du pays. Quelques minutes après l’annonce des banques, une source proche des négociations a indiqué à Athènes que celles-ci traversaient un état de tension « extrême », et que les parties impliquées devaient « prendre conscience de la très grave situation » pour « éviter le pire ».
Signalons que l’annonce des banques est tombée quelques heures après qu’une source gouvernementale grecque eut déclaré que les négociations allaient « se poursuivre, selon toute probabilité mercredi prochain ».
La presse grecque rapportait hier que les négociations butent notamment sur les taux d’intérêt réclamés par les banques et jugés excessifs côté grec. Selon le quotidien Kathimérini, les négociateurs représentant le secteur privé réclament pour les nouvelles obligations qu’ils recevront en échange de leurs anciens titres des taux d’intérêt autour de 5 %, la partie grecque ne consentant, elle, qu’à une rémunération autour de 4 %.
« Nous espérons que les négociations entre la Grèce et ses créanciers vont reprendre », a pour sa part indiqué dans un bref communiqué une porte-parole du FMI, notant que sans accord, la situation de la dette grecque ne serait pas tenable.
(Source : AFP)
Les banques ont annoncé hier qu’elles suspendaient leurs négociations avec Athènes sur les modalités de la restructuration de la dette publique de la Grèce et ont laissé entendre qu’elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie.L’Institut de la finance internationale (IIF) écrit dans un communiqué que, « en dépit des efforts des dirigeants grecs », la proposition des banques d’abandonner 50 % de la dette de l’État grec en leur possession « n’a pas abouti à une réponse ferme et constructive de la part de toutes les parties ». « Dans ces conditions, les discussions avec la Grèce (...) sont suspendues pour permettre une réflexion sur les bénéfices d’une approche volontaire », ajoute ce texte publié au nom de l’Américain Charles Dallara, directeur...
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