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Cinema- - Impression Sur Image

« Ben-Hur », ou la course aux onze oscars

Charlton Heston campe admirablement le rôle de Ben-Hur.     (DR)

William Wyler s’était engagé pour la réalisation du film de Ben-Hur pour la somme colossale (à l’époque) de un million de dollars (environ 7 millions de dollars actuels). La préparation du film prendra plus d’un an. Les décors sont spectaculaires, avec une reconstitution de Jérusalem qui s’étend sur dix hectares, la construction d’un lac artificiel pour la bataille navale et d’un immense stade de 600 m sur 200 m à Hollywood. Et comme on ne manipulait pas les ordis à l’époque, 400 000 figurants avaient été enrôlés pour cette superproduction.
Le clou du film est cette scène culte de la course de chars. Elle avait nécessité un boulot et des gaspillages énormes. D’abord les chevaux blancs auraient ainsi été transportés depuis la Tchécoslovaquie (alors que le tournage se déroulait à Rome) par avion, en première classe ! Par ailleurs, afin que certains producteurs italiens ne réutilisent les décors, la MGM a décidé de s’en débarrasser en les détruisant une fois le tournage achevé.
La célèbre course de chars, qui dure une demi-heure, exigea à elle seule donc quatre mois de préparation et trois mois de tournage. Elle fut dirigée par deux spécialistes des séquences d’action : Andrew Marton et le cascadeur renommé Yakima Canutt. Des pistes de 1 000 mètres et quatre statues de trente mètres sont construits à cet effet à Rome. Pour la construction du stade et le tournage de la fameuse course, sont utilisés entre 6 000 et 15 000 figurants, 1 200 m3 de bois, 500 tonnes de plâtres, 40 000 tonnes de sable blanc et 400 km de tubes métalliques.
Le film a fait appel à des techniques de pointe, à l’époque, concernant l’image et le son. Tourné avec du matériel Panavision, ce dernier oblige les cameramen à tourner au plus près des chevaux et des chars, ce qui était très dangereux. Trois caméras automatiques furent fixées sous les chars, mais la poussière les rendait vite aveugles. Pour les travellings, les techniciens ont utilisé des camions sur lesquels sont montés des plateaux fixes. En ce qui concerne le son, il était en mono sur toutes les versions à l’exception des 70 mm non anamorphoses. En effet, les 5 mm de différence permettaient de placer six pistes audio. Ce qui était une révolution pour l’époque.
De plus, les cascades n’étaient pas sans danger. En effet, la séquence où Ben-Hur est rejeté à l’extrémité de son char et parvient à y remonter et à en reprendre le contrôle est en fait le fruit du hasard : le cascadeur s’étant tiré brillamment de cet accident imprévu, il fut décidé de garder la prise, un gros plan factice de Charlton Heston étant inséré pour plus de crédibilité.
Ben-Hur avait raflé onze oscars, un record énorme pour l’époque.
William Wyler s’était engagé pour la réalisation du film de Ben-Hur pour la somme colossale (à l’époque) de un million de dollars (environ 7 millions de dollars actuels). La préparation du film prendra plus d’un an. Les décors sont spectaculaires, avec une reconstitution de Jérusalem qui s’étend sur dix hectares, la construction d’un lac artificiel pour la bataille navale et d’un immense stade de 600 m sur 200 m à Hollywood. Et comme on ne manipulait pas les ordis à l’époque, 400 000 figurants avaient été enrôlés pour cette superproduction. Le clou du film est cette scène culte de la course de chars. Elle avait nécessité un boulot et des gaspillages énormes. D’abord les chevaux blancs auraient ainsi été transportés depuis la Tchécoslovaquie (alors que le tournage se déroulait à Rome) par avion,...
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