Une centaine de personnes se sont réunies hier dans la capitale Juba pour fêter les six mois de l’indépendance du Sud et appeler à la paix et à la fin des violences tribales. Hannah McNeish/AFP
« Dans le comté de Akobo-Est, la ville de Deng Jok a été attaquée (dimanche) et 22 personnes ont été tuées », a précisé le gouverneur de Jonglei, Kuol Mayang, ajoutant que 20 autres personnes sérieusement blessées avaient été transportées à l’hôpital. « Il y a eu aussi une attaque sur le village de Kaikuin, à Akobo-Ouest. Deux femmes ont été tuées et du bétail a été volé », a-t-il ajouté.
Notons que Jonglei, un État de l’est du pays, se relève à peine de l’attaque ces dernières semaines de villages de la tribu Murle, autour de la localité de Pibor, par environ 8 000 jeunes hommes armés de la tribu rivale Lou Nuer, pour des histoires de vols de bétail. Des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir et le bilan exact des victimes n’est pas encore connu. La coordinatrice humanitaire pour le Soudan du Sud, Lise Grande, a annoncé la semaine dernière que « des dizaines, peut-être des centaines » de personnes pourraient avoir été tuées. Joshua Konyi, commissaire du comté de Pibor et lui-même d’ethnie Murle, a de son côté affirmé que 3 141 personnes étaient mortes, un bilan qui n’a pas été confirmé par d’autres sources.
Suite à cette explosion de violence, le gouvernement a décrété Jonglei « zone de désastre » national tandis que les Nations unies ont annoncé qu’elles procéderaient à « une opération massive d’urgence » pour venir en aide aux 60 000 personnes déracinées par la violence.
Deux autres villages dans le comté d’Akobo-Est ont été la cible de violences, mais le nombre de victimes n’y est pas encore connu, a indiqué le gouverneur de l’État.
(Source : AFP)

