Il s’agit de la première visite d’un haut officiel libanais en Libye, après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Le dossier, rappelle-t-on, avait été évoqué en premier par le président Michel Sleiman et le chef du gouvernement, Nagib Mikati, avec le président du Conseil transitoire libyen, Moustapha Abdeljalil, en marge des travaux de l’Assemblée générale ordinaire de l’ONU, à New York, en septembre dernier.
Dans une déclaration faite hier, M. Mansour a mis l’accent sur l’importance de cette visite, en raison de ses eventuels résultats. Il a affirmé qu’il passera « plusieurs jours à Tripoli », sans vouloir donner davantage de précisions sur son calendrier-programme.
Quatre jours plus tôt, il avait dépêché dans la capitale libyenne le directeur des affaires économiques, Moustapha Hamdane, et le secrétaire Hassan Saleh, pour établir l’agenda de la visite. M. Mansour sera accompagné du directeur des affaires des émigrés, Haytham Jomaa, du juge Hassan Chami, ainsi que du fils de l’imam Sadr, Sadreddine, et celui de cheikh Mohammad Yaacoub, Ali.
Rappelons que deux jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le palais Bustros avait dépêché le directeur des affaires des émigrés et le juge Chami dans la capitale syrienne pour s’enquérir du sort de l’imam Sadr. Ils avaient eu une série d’entretiens avec le président du Conseil militaire, Abdel Hakim Belhaj, ainsi qu’avec des membres du Conseil national de transition et le président de la commission de sécurité. Une commission d’enquête libyenne, composée de juges et d’agents de sécurité, avait alors été formée pour mener des investigations sur base d’un rapport préparé par le Liban et comprenant le nom de suspects et d’autres détails.

