Les membres du nouveau conseil de l’ordre de la presse entourant Michel Sleiman. Photo Dalati et Nohra
Prié de dire pourquoi le gouvernement ne s’en remet pas au Conseil de la Fonction publique pour les nominations, M. Sleiman a mis l’accent sur le fait que l’avis de cette instance est toujours pris en compte, avant d’ajouter : « Il faut tenir compte aujourd’hui du vote des deux tiers (en Conseil des ministres) qui entrave le processus des nominations. Si les noms de tous les candidats ne passent pas à cause de ce vote, le processus s’arrêtera. » Il a réaffirmé l’importance du rôle que les organismes de contrôle assument. « Certains, au sein du gouvernement, pensent que leur avis est consultatif et non pas contraignant, mais, personnellement, je crois, comme d’autres aussi, que même si leur avis est consultatif, il doit être pris en compte et appliqué », a insisté le président.
Il a ensuite relevé qu’« en dépit des critiques qui lui sont adressées, le gouvernement a pu régler des dossiers importants, tels que la possibilité donnée aux émigrés de récupérer leur nationalité libanaise, la séparation des fonctions de ministre et de député, l’approbation des décrets d’application pour le lancement des opérations de prospection pétrolière, le plan d’accroissement de la production électrique ainsi que le programme de soutien aux familles les plus pauvres ».
M. Sleiman a assuré que le Conseil des ministres poursuivra l’examen de la loi électorale, avant d’estimer que le climat politique dans le pays est en train de s’améliorer et permettrait la tenue de la conférence nationale de dialogue.
En réponse à une question, il a exclu des répercussions négatives des bouleversements régionaux sur le Liban, estimant que « le système libanais a prouvé son immunité et sa capacité à maintenir la paix civile ».
Interrogé au sujet des propos du ministre de la Défense, Fayez Ghosn, au sujet de l’infiltration d’éléments d’el-Qaëda, de Ersal en Syrie, le chef de l’État a indiqué que le ministre avait seulement fait état d’informations, avant de souligner que « l’important est de ne permettre à aucun élément, quelle que soit son appartenance, d’avoir une base au Liban ». « Cette responsabilité, a-t-il ajouté, incombe aux services de sécurité, ainsi qu’au peuple qui ne doit pas permettre l’institution d’un environnement favorable au terrorisme. »
Plus tard dans la journée, le chef de l’État a conféré avec le chef de la diplomatie, Adnane Mansour, avant de recevoir une délégation du comité organisateur du congrès sur les bombes à fragmentation, puis le directeur des services de renseignements de l’armée, le général Edmond Fadel, avec qui il a passé en revue la situation au plan de la sécurité dans plusieurs régions libanaises.

