De source diplomatique, on indique que la visite que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon effectuera au Liban du 13 au 15 janvier portera sur deux questions essentielles : le protocole du Tribunal spécial pour le Liban et la situation des forces de la Finul sur le terrain, notamment après l’attentat de Tyr. Selon cette source, citée par l’agence al-Markaziya, la diminution du nombre des forces qui œuvrent au sein de la Finul ne relève pas des prérogatives du secrétaire général, puisque cette décision appartient en définitive aux pays qui participent à la force internationale. Concernant le protocole du TSL, le secrétaire général de l’ONU décidera, après ses audiences avec les différents responsables libanais et à son retour à New York, l’approbation du protocole. En cas de refus, il demandera au Conseil de sécurité de renouveler le mandat du TSL sous l’autorité du chapitre VII de la Charte de l’ONU.
Berry pour une reprise du dialogue
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a mis en exergue hier la nécessité de relancer le dialogue au plan national, affirmant, au cours de ses audiences du mercredi à son bureau place de l’Étoile, que le président de la République dispose d’un mécanisme bien précis pour cela. M. Berry, qui a reçu les députés Mohammad Kabbani, Émile Rahmé, Ali Mokdad, Ayoub Hmayyed, Ali Bazzi, Ali Khreiss, Kassem Hachem, Ghazi Zeayter, Hani Kobeyssi, Marwan Farès et Abdel Magid Saleh, a par ailleurs indiqué qu’il existe un mécanisme bien précis pour les nominations administratives et que rien n’empêche que ce dernier soit appliqué pour combler la vacance au niveau des postes, afin d’accélérer l’action des ministères et des administrations. Le président de la Chambre a également reçu le président du parti Waad, Joe Élie Hobeika, ainsi que le député Antoine Zahra, l’ancien député Fayçal Daoud et l’ancien ministre Talal Meraabi.
Mokbel chez Sleiman
Le président de la République, Michel Sleiman, a reçu hier au palais présidentiel le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, avec qui il a évoqué les derniers développements. Le chef de l’État a également reçu le député de Zahlé, Joseph Maalouf, puis, successivement, les anciens ministres Farès Boueiz, Karim Pakradouni et Ibrahim Najjar, avec qui il a passé en revue les développements politiques au plan local et régional.
Siniora dénonce une « volonté officielle syrienne de gagner du temps »
Le député et ancien Premier ministre Fouad Siniora a fermement condamné et rejeté hier « l’usage de la violence par le régime syrien contre l’intifada populaire bénie menée par les héros et les hommes libres de Syrie ». M. Siniora, qui s’exprimait sur son compte Twitter avec ses partisans, a estimé que « les exactions persistantes du régime contre son peuple pacifique prouvent que le régime cherche uniquement, à travers l’initiative arabe, à gagner du temps et atermoyer ».
Abou Jamra : La situation en Syrie derrière l’échec de Aoun
L’ancien vice-président du Conseil et ancien membre du directoire du courant aouniste, Issam Abou Jamra, a estimé hier que « le comportement de l’équipe du général Michel Aoun au sein du gouvernement n’avait pas été bon, mais au contraire anarchique et impulsif ». « Cet échec est dû à ce qui se produit en Syrie », a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la Future News. Concernant par ailleurs la thèse du ministre de la Défense, Fayez Ghosn, sur la présence d’el-Qaëda à Ersal, le général Abou Jamra a déclaré : « Il a eu recours aux médias avant la poursuite et l’arrestation des éléments d’el-Qaëda dont il a parlé. Le général Aoun sait, lui, qu’avoir recours aux médias dans les questions d’ordre sécuritaire n’est pas une bonne chose. »
Défilé d’ambassadeurs chez Abbas Ibrahim
Le directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, a successivement reçu hier l’ambassadeur d’Indonésie, Dimas Samodra Rum, puis le consul honoraire de Guinée, Ali Saadé, qui lui a transmis les remerciements du chef de la police guinéenne pour les efforts déployés par la direction de la Sûreté générale afin de saisir de faux passeports guinéens. Le chef de la Sûreté générale a également reçu une délégation des anciens des forces armées présidée par l’ancien commandant en chef de l’armée, le général Ibrahim Tannous.
Accidents en série sur les routes
La route a encore tué hier. Un terrible accident s’est produit sur le pont Fouad Chehab lorsqu’une voiture de marque Hyundai de couleur blanche a dérapé, s’écrasant sur la route en contrebas qui mène vers Tabaris. L’accident a fait un tué, un ressortissant syrien, Rami Ahmad, et deux blessés, qui ont été transportés à l’AUH. Un autre accident tout aussi terrible s’est produit en soirée sur la route de Jeïta : un carambolage s’est produit entre un bus rempli de passagers et plusieurs autres voitures, dont l’une, une Honda de type CRV, s’est retournée sur le dos. Bilan de l’accident : quatre blessés et un embouteillage monstre qui a paralysé la région. Par ailleurs, une Nissan de couleur dorée, qui avait à son bord deux passagers, a été s’écraser en mer dans la région du Kalamoun au Liban-Nord. Les deux hommes, le chauffeur du véhicule et le mécanicien qui l’accompagnait, sont morts sur le coup. Sur l’autoroute de Zahlé, enfin, en face de l’immeuble de la CNSS, Samira Mahmoud Nassar, née en 1948, a été renversée par une voiture de marque Renault. Elle est décédée sur le coup.
Découvertes macabres
Le cadavre d’Ibrahim Sleiman Richani (né en 1985 à Rachaya) a été découvert sur une route à Chtaura. Après enquête préliminaire, il s’est avéré que l’homme a été assassiné avant que son corps ne soit abandonné sur la voie publique. Par ailleurs, la dépouille mortelle d’une personne non identifiée a été découverte près du Nahr el-Kébir, dans le village frontalier de Arida, dans le Akkar.


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