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À La Une - France

Pour Hollande, Sarkozy serait un "sale mec"

L'UMP exige des "excuses publiques" pour ces propos qui n'auraient pas dû être publiés.

Ces déclarations ont été faites par François Hollande lors d'un déjeuner informel avec quelques journalistes, pour évoquer la campagne électorale. Stephane Mahe/Reuters

Mardi, François Hollande, candidat du parti socialiste à la présidentielle française, avait convié à déjeuner quelques journalistes,dont celui de l'AFP, pour évoquer la campagne électorale. Au cours de la discussion "off" (c'est-à-dire des déclarations non officielles, ndlr), le député de Corrèze s'est mis à la place du président venant devant les Français pour expliquer qu'il se représentait : "je suis le président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage...". "Il va se présenter comme le capitaine courage recherchant l'impopularité", a ajouté M. Hollande, en faisant référence notamment à la TVA sociale.

 

Ces propos, qui n'auraient donc pas dû être diffusés mais l'on été partiellement ce matin par le journal Le Parisien, ont suscité l'ire de la droite française.

Deux responsables du parti présidentiel UMP, la ministre de l'Apprentissage Nadine Morano et la députée Valérie Rosso-Debord, ont exigé de François Hollande des "excuses publiques". La première a jugé les propos prêtés au candidat socialiste d'"intolérables et inqualifiables". "C'est carrément carton rouge, on n'insulte pas le président de la République", a affirmé la seconde.


Plusieurs ministres se sont également insurgés contre ces déclarations. 

"C'est un mauvais candidat parce que s'il démarre la campagne ainsi, il la rend médiocre. La France mérite mieux que ce type de formule", s'est indigné le ministre de la Défense Gérard Longuet, à propos de François Hollande.

Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, a jugé qu'il n'était "pas bien dans le débat démocratique d'attaquer les personnes". "En démocratie, il est bon qu'il y ait des propositions, pas des attaques personnelles. A mon avis, il a fait une grosse erreur", a-t-il dit.

 

Ces propos ont été mal rapportés et n'étaient nullement injurieux envers le chef de l'Etat, affirment néanmoins le camp du candidat socialiste et des journalistes les ayant entendus.

 

Matthieu Croissandeau, chef du service politique du Parisien, a reconnu dans l’après-midi que François Hollande s'était "glissé dans la peau de son rival" et n'avait "pas officiellement traité le chef d'Etat de +sale mec+". "Mais le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l’estime qu’il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin, de le publier", explique-t-il.


Nicolas Sarkozy, devancé dans les sondages par le candidat socialiste, doit officialiser courant février sa candidature au scrutin prévu les 22 avril et 6 mai prochains. En pleine crise de la dette en zone euro, il cherche à se poser comme le seul dirigeant ayant l'expérience suffisante pour affronter une telle période d'incertitudes.


Cette passe d'armes sur les propos de François Hollande témoigne d'une tension croissante entre les camps des deux favoris à un peu plus de cent jours de l'élection.

Mardi, François Hollande, candidat du parti socialiste à la présidentielle française, avait convié à déjeuner quelques journalistes,dont celui de l'AFP, pour évoquer la campagne électorale. Au cours de la discussion "off" (c'est-à-dire des déclarations non officielles, ndlr), le député de Corrèze s'est mis à la place du président venant devant les Français pour expliquer qu'il se représentait : "je suis le président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage...". "Il va se présenter comme le capitaine courage recherchant l'impopularité", a ajouté M. Hollande, en faisant référence notamment à la TVA sociale.
 
Ces propos, qui n'auraient donc pas dû être diffusés mais l'on été partiellement ce matin par le journal Le Parisien, ont...
commentaires (6)

- - C'est une faute grave de la part du candidat socialiste qui montre une certaine faiblesse avec de tels propos ! On ne traite pas le Président de la République de sale mec . Les Français n'aiment pas ça .. Je dis bien des Français ... ! et non les Francisés .

JABBOUR André

10 h 18, le 04 janvier 2012

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Commentaires (6)

  • - - C'est une faute grave de la part du candidat socialiste qui montre une certaine faiblesse avec de tels propos ! On ne traite pas le Président de la République de sale mec . Les Français n'aiment pas ça .. Je dis bien des Français ... ! et non les Francisés .

    JABBOUR André

    10 h 18, le 04 janvier 2012

  • On ne sera pas d'accord avec moi, mais les élections françaises à venir se placeront plus dans les non dits que dans ce qui sera dit. "La sale gueule ou le sale mec" fait plus référence à l'envi de voir un vrai français à l'Elysée. La parenthèse des 5 années passées devra être fermée et redonner à la politique française son autonomie et sa liberté d'agir gaulienne. Chirac, Villepin, Marine, Bayrou, Hollande etc... voilà des noms représentatifs de la France qu'on aime, moins lobbyiste et plus honnête que le spectacle qui s'offre à nous depuis 5 ans.La France profonde sait où est son intérêt et il ne se recoupe pas forcèment à celui où ces lobbyistes veulent l'entrainer.

    Jaber Kamel

    09 h 02, le 04 janvier 2012

  • Heureusement qu'il y a la campagne présidentielle pour nous distraire et nous faire rire en cette période de crises.

    Robert Malek

    08 h 42, le 04 janvier 2012

  • gardez votre sang froid Mr H.

    boin jean-marc

    08 h 30, le 04 janvier 2012

  • Ils sont aux mots en France. Ils ne sont pas arrivé à notre niveau de civilisation, car ils n'ont pas brandit les souliers, du moins pas encore... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 23, le 04 janvier 2012

  • Hehe...le terme " sale mec" a fait en sorte que "le niveau de communication est bas en france? ". Qu'auraient ils dit s'ils avaient entendu les politiciens libanais notamment Michel Aoun dont la politesse est inexistante que ce soit envers les journalistes, les médias, les politiciens et surtout envers les citoyens. Les termes utilisés par nos politiciens dans leur ensemble du 14 et du 8 mars " ma chaussure a plus de valeur que toi" ( lorsque le politicien n'a pas encore lancé la chaussure ou la chaise à la figure de l'autre". puis des termes comme 'kol khara"...hum.. ou bien "machin WATI " ou mieux " harami" ou Hayawéne"...Donc que la France nous permet tout de même le monopole en ce qui concerne le nivellement par le bas. François Hollande figurant comme enfant de choeur comparé aux nôtres. Surtout que ces termes au liban sont utilisés publiquement, devant la presse, en pleine conférence de presse souvent, en pleine connaissance de cause et non des mots volés par la presse dans le cadre d'une conversation privée...Là dessus, nous sommes imbattables...Ils savent s'insulter à la TV sans aucune censure de leur part, en revanche, ils ne se privent pas de censurer des films et pièces de théatre...au nom de la bienséance!!!!! Allez comprendre.

    Jean-Pierre EL KHOURY

    07 h 12, le 04 janvier 2012

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