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Liban

Le concept de la mort dans la médecine moderne

L’un des défis que l’équipe espagnole est appelée à relever est celui de changer le mode de pensée médicale et de l’opinion publique vis-à-vis de la mort. « Il ne s’agit pas de convaincre les médecins de la mort cérébrale, mais de leur faire faire de la médecine moderne », explique dans ce cadre Manuel Wolf, médecin réanimateur et coordinateur des prélèvements d’organes à l’hôpital d’Orléans en France, qui collabore avec l’équipe espagnole à l’enseignement depuis plusieurs années. « Je n’ai pas la prétention de leur apprendre leur métier, mais en ce qui concerne le don d’organes, ça ne peut passer que par un donneur dont le cerveau est détruit, poursuit-il. Donc, nous avons des éléments de langage à faire passer. Dans la médecine moderne, nous affirmons la mort d’une personne parce que son cerveau est détruit. »
Ce problème n’est pas inhérent au Liban, affirme par ailleurs le Dr Wolf. « Nous avons la même difficulté avec les professionnels de la santé en France, la difficulté consistant à leur faire comprendre que la mort d’une personne est liée au cerveau et non au cœur. Nous essayons donc de faire passer aux professionnels de la santé au Liban tous ces éléments de langage qui reposent sur une connaissance scientifique. Cela prendra le temps nécessaire, mais nous avons constaté une très bonne écoute. C’est un travail de longue haleine, puisqu’il faut essayer de toucher le maximum de professionnels. Lorsque ces derniers seront convaincus que la mort d’une personne c’est la destruction totale de son cerveau, on aura plus de facilité à faire passer cette notion dans le reste de la population. »
L’un des défis que l’équipe espagnole est appelée à relever est celui de changer le mode de pensée médicale et de l’opinion publique vis-à-vis de la mort. « Il ne s’agit pas de convaincre les médecins de la mort cérébrale, mais de leur faire faire de la médecine moderne », explique dans ce cadre Manuel Wolf, médecin réanimateur et coordinateur des prélèvements d’organes à l’hôpital d’Orléans en France, qui collabore avec l’équipe espagnole à l’enseignement depuis plusieurs années. « Je n’ai pas la prétention de leur apprendre leur métier, mais en ce qui concerne le don d’organes, ça ne peut passer que par un donneur dont le cerveau est détruit, poursuit-il. Donc, nous avons des éléments de langage à faire passer. Dans la médecine moderne, nous affirmons la mort d’une personne...
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