Le missile Nasr, de fabrication iranienne, est de courte portée (35 km). Selon la marine de la République islamique, il a été testé « avec succès » hier. Ebrahim Norouzi/Jamejamonline/Reuters
« Ces missiles sont transportables, précis et d’une capacité de destruction très élevée », a déclaré l’amiral Habibollah Sayyari, le commandant de la marine iranienne, cité par la télévision d’État. M. Sayyari a plusieurs fois souligné que l’Iran « contrôle entièrement le détroit d’Ormuz et sa sécurité ». M. Moussavi a en outre affirmé que « les bâtiments de guerre de la marine vont adopter un nouveau dispositif tactique démontrant la capacité de l’Iran à empêcher tout trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, s’il le décidait ». L’Iran a menacé ces derniers jours de fermer le détroit en cas de sanctions contre ses exportations pétrolières, une éventualité envisagée par les États-Unis et certains pays européens.
La France a réagi en affirmant que ces tests étaient « un très mauvais signal adressé à la communauté internationale ». « Nous rappelons que le développement par l’Iran d’un programme balistique constitue un motif de grande inquiétude », a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Ces manœuvres dans le détroit d’Ormuz et les tirs de missiles dans ce même secteur reflètent, à mon avis, avant tout le désarroi de l’Iran après le renforcement des sanctions le visant », a déclaré pour sa part le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak. « Je ne pense pas que l’Iran puisse sérieusement envisager de fermer le détroit d’Ormuz, même en cas de sanctions aggravées, car une telle initiative mobiliserait le monde entier contre lui », a-t-il estimé.
Les États-Unis ont critiqué ces derniers jours le « comportement irrationnel de l’Iran » et affirmé « qu’aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne serait tolérée ». Le président américain Barack Obama a promulgué samedi une loi sur le financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l’Iran, notamment la Banque centrale, dans le but de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire. Mais Téhéran a annoncé dimanche avoir fait un pas supplémentaire dans son programme nucléaire avec la fabrication de barres de combustibles pour réacteur nucléaire. Et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a assuré que la Banque centrale iranienne réagirait avec « force » aux sanctions américaines. La Banque centrale peut faire face « aux pressions des ennemis » et « doit, avec force et confiance, avoir la solidité d’éliminer tous les complots des ennemis », a-t-il dit.
Le rial en chute libre
Ces déclarations n’ont pas empêché le rial de continuer à dévisser face au dollar, passant à 17 800 rials pour un dollar hier, soit une baisse de 12 % en un jour et de 66 % de la valeur de la monnaie iranienne depuis un an. Déjà dimanche, jour ouvrable en Iran, le rial avait enregistré une baisse de plus de 5 % face au dollar. Le taux officiel du dollar annoncé par la Banque centrale était hier de 11 180 rials pour un dollar. Second pays de l’OPEP, l’Iran tire 80 % de ses rentrées de devises de ses exportations de pétrole, soit environ 100 milliards de dollars pour l’année iranienne en cours (mars 2010-mars 2011). Le budget du pays a été calculé sur la base d’un dollar à 10 500 rials.
(Source : AFP)


Ali, à ton ironie, la réponse était tout aussi ironique, ou tu n'as pas vu les ( RIRES...) ? Anastase Tsiris
15 h 11, le 04 janvier 2012