Des députés israéliens débattent d’une reconnaissance du génocide arménien
OLJ /
le 27 décembre 2011 à 00h19
Une commission parlementaire israélienne a débattu hier d’un texte reconnaissant le génocide arménien, une mesure qui risque d’aggraver les tensions déjà fortes avec la Turquie. Une telle mesure avait déjà été débattue ces dernières années en commission parlementaire, mais les discussions s’étaient déroulées à huis clos. Le président de la commission, Alex Miller, avait prévenu en début de réunion que le débat porterait sur les aspects « éducatifs et académiques » de la question, comme la manière d’enseigner ces massacres, plutôt que les angles diplomatiques et sécuritaires. La commission n’a d’ailleurs pris aucune décision sur cette question qui fera l’objet d’autres réunions. Le Parlement israélien a déjà rejeté plusieurs propositions similaires ces dernières années, quand Israël et la Turquie entretenaient des liens étroits. Mais les relations se sont tendues depuis que la marine israélienne a tué neuf Turcs en mai 2010 lors de l’arraisonnement d’une flottille qui tentait de briser le blocus de Gaza. En octobre, la Turquie a expulsé l’ambassadeur israélien à Ankara et rompu ses contrats militaires et de défense avec Israël. Le massacre de centaines de milliers d’Arméniens en 1915 – 1,5 million, selon les Arméniens – a été reconnu en 1985 comme un génocide par l’ONU, mais la Turquie rejette fermement cette qualification, évoquant des morts dans les combats et les déportations, mais pas une volonté d’extermination. La semaine dernière, Ankara a vivement réagi à l’adoption par l’Assemblée nationale française, qui a déjà reconnu le génocide arménien, d’une proposition de loi pénalisant la contestation d’un génocide, annonçant un gel de sa coopération militaire avec la France, rappelant son ambassadeur à Paris et accusant à son tour la France de génocide en Algérie.
Une commission parlementaire israélienne a débattu hier d’un texte reconnaissant le génocide arménien, une mesure qui risque d’aggraver les tensions déjà fortes avec la Turquie. Une telle mesure avait déjà été débattue ces dernières années en commission parlementaire, mais les discussions s’étaient déroulées à huis clos.Le président de la commission, Alex Miller, avait prévenu en début de réunion que le débat porterait sur les aspects « éducatifs et académiques » de la question, comme la manière d’enseigner ces massacres, plutôt que les angles diplomatiques et sécuritaires. La commission n’a d’ailleurs pris aucune décision sur cette question qui fera l’objet d’autres réunions.Le Parlement israélien a déjà rejeté plusieurs propositions similaires ces dernières années, quand Israël et...
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