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Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Rester officiellement à l’écart de la révolte syrienne, une décision sage...

C’est avec raison que le président de la République Michel Sleiman et le Premier ministre Nagib Mikati ont décidé de ne pas répondre favorablement à la demande du secrétaire général de la Ligue arabe Nabil el-Arabi de déployer 150 observateurs arabes en Syrie, parmi lesquels des militaires et des juristes actifs dans le domaine de la défense des droits de l’homme et du droit humanitaire. La décision du Liban de ne pas se joindre à cette mission ne peut qu’être positive, selon les observateurs diplomatiques, puisqu’elle permet au Liban de se mettre à l’écart d’une mission perdue d’avance. Les deux grandes explosions qui ont secoué Damas, coïncidant avec l’arrivée des premiers observateurs, vendredi dernier, ne sont en fait que les prémices de cet échec, ajoute-t-on de même source. Jusqu’à hier dimanche d’ailleurs, le sang n’a pas cessé de couler, c’est le moins que l’on puisse dire, surtout à Homs, où la France a pressé les observateurs à s’y rendre immédiatement pour arrêter l’attaque ciblée contre cette ville indomptable, fer de lance de la révolte.
Quoi qu’il en soit, et après les déclarations controversées du ministre de la défense Fayez Ghosn au sujet de supposées infiltrations d’el-Qaëda en Syrie à partir du Liban, des sources ministérielles proches de la majorité ont appelé à éviter toute menace sécuritaire aux frontières, quitte à recourir aux voies diplomatiques ordinaires, pour éviter une interprétation faussée de la réalité, au gré des intérêts politiques ou confessionnelles. Cette source précise que c’est justement pareille explication tronquée que le ministre Ghosn a voulu éviter en évoquant une possible infiltration de militants d’el-Qaëda à Ersal.
La même source a appuyé en outre la décision de MM. Sleiman et Mikati de ne pas déléguer d’observateurs libanais en Syrie. Et la source d’indiquer que la décison du Liban de rester à l’écart des événements en Syrie a été finalement acceptée et comprise par les autres pays arabes.
C’est avec raison que le président de la République Michel Sleiman et le Premier ministre Nagib Mikati ont décidé de ne pas répondre favorablement à la demande du secrétaire général de la Ligue arabe Nabil el-Arabi de déployer 150 observateurs arabes en Syrie, parmi lesquels des militaires et des juristes actifs dans le domaine de la défense des droits de l’homme et du droit humanitaire. La décision du Liban de ne pas se joindre à cette mission ne peut qu’être positive, selon les observateurs diplomatiques, puisqu’elle permet au Liban de se mettre à l’écart d’une mission perdue d’avance. Les deux grandes explosions qui ont secoué Damas, coïncidant avec l’arrivée des premiers observateurs, vendredi dernier, ne sont en fait que les prémices de cet échec, ajoute-t-on de même source. Jusqu’à hier...
commentaires (2)

Ceux qui, au Liban, ont laissé faire en Syrie devront rendre compte à leur peuple et au peuple syrien lorsque Bachar se retrouvera sur les bords de la Volga en tant que réfugié politique et responsable des services de sécurité de Mr Poutine. Se taire devant les crimes de masse n'est pas une position de neutralité , c'est une position criminelle.

Saleh Issal

02 h 43, le 27 décembre 2011

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Commentaires (2)

  • Ceux qui, au Liban, ont laissé faire en Syrie devront rendre compte à leur peuple et au peuple syrien lorsque Bachar se retrouvera sur les bords de la Volga en tant que réfugié politique et responsable des services de sécurité de Mr Poutine. Se taire devant les crimes de masse n'est pas une position de neutralité , c'est une position criminelle.

    Saleh Issal

    02 h 43, le 27 décembre 2011

  • C'est çà,restons à l'écart,mais alors vraiment très à l'écart...Largons les amarres et stationnons au milieu de la mer en attendant que çà se passe.On pourrait même choisir de se choisir d'autres frères.Tiens,les Maltais par exemple.Ils sont sympas,les Maltais,non?Et les Corses aussi tiens.Vous aimez pas les Corses?Ou les Chypriotes(pas les Turcs,les vrais).Ils sont bien les Chypriotes,non?ON pourrait appeler çà la Ligue des gens qui veulent qu'on leur foute la paix,non?

    GEDEON Christian

    19 h 21, le 26 décembre 2011

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