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Liban - Partis

Le bloc FL réaffirme sa foi dans le printemps arabe

Réuni hier à Meerab sous la présidence de Samir Geagea, le bloc parlementaire des Forces libanaises a dénoncé l’attitude du gouvernement au Conseil de sécurité et à la Ligue arabe, soulignant qu’une telle attitude ternit l’image du pays et va à l’encontre des valeurs et de la neutralité du Liban.
Les principaux développements qui ont marqué l’année écoulée sur le double plan local et régional ont été évoqués au cours de la réunion que le bloc parlementaire des Forces libanaises a tenue hier à Meerab (Kesrouan) sous la présidence du chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, en présence des députés Tony Aboukhater, Joseph Maalouf, Chunt Jundjian, Georges Adwan, Sethrida Geagea, Farid Habib, Antoine Zahra, et Élie Keyrouz, des anciens ministres Ibrahim Najjar, Sélim Wardy et Tony Karam, et du représentant des FL au secrétariat général du 14 Mars, Eddy Abillamaa.
Le député Tony Aboukhater a donné lecture du communiqué publié à l’issue de la réunion. Le texte réaffirme notamment, au plan régional, la foi du bloc des FL dans le printemps arabe « en dépit des difficultés qui l’entravent et des dures épreuves qu’il a subies ». « Nous devons suivre, tous, ce printemps arabe afin qu’il ne dévie pas de ses objectifs proclamés et qu’il débouche sur la réalisation des aspirations des peuples qui mènent ce soulèvement, souligne le communiqué. Le sang qui est malheureusement versé est à la dimension de l’objectif recherché, à savoir la liberté et la démocratie. »
Et le bloc FL d’ajouter dans ce cadre : « La révolution du Cèdre se poursuit. Le bloc FL s’engage auprès des Libanais à faire en sorte que les objectifs de cette révolution pour lesquels ils sont descendus à la place des Martyrs en 2005 demeurent son principal élément moteur et sa seule motivation. Nous continuerons à œuvrer par tous les moyens afin de réaliser ces objectifs. »
Le bloc FL a dénoncé par ailleurs la « dégradation de l’état de la sécurité à la frontière libano-syrienne » et la « négligence dont fait preuve l’État libanais au niveau du contrôle qui devrait être assurer au niveau de ces frontières ». « Au lieu de contrôler cette frontière, relève sur ce plan le bloc FL, l’État accuse certains citoyens libanais de terrorisme, plus particulièrement à Ersal, alors qu’il devrait plutôt donner à l’armée libanaise l’ordre de protéger les frontières. Le bloc FL souligne en outre la nécessité de traiter les Syriens qui ont fui leur pays en leur qualité de réfugiés de façon à respecter les droits de l’homme et les conventions internationales en la matière ».
Le bloc FL a d’autre part dénoncé l’attitude adoptée par le gouvernement Mikati au Conseil de sécurité et à la Ligue arabe, soulignant qu’une telle attitude « ternit l’image du pays auprès de l’opinion publique arabe et internationale, de même qu’elle va à l’encontre de la neutralité, des valeurs et de la réputation du Liban, connu pour être le défenseur de la démocratie et du respect des droits de l’homme ».

La loi électorale
Abordant ensuite la conjoncture présente sur la scène locale, le bloc FL a souligné que le pays a besoin « d’une nouvelle loi électorale ayant pour cadre global l’accord de Taëf et qui puisse consolider la coexistence en concrétisant le principe du partenariat et de la parité (entre chrétiens et musulmans), sur base d’une entente entre les différentes composantes du pays ».
En ce qui concerne la situation au Liban-Sud, le bloc FL a condamné les tirs de roquettes Katioucha à partir de la zone d’opération de la Finul, invitant l’État à assumer ses responsabilités à cet égard. « Le fond du problème, souligne le communiqué du bloc parlementaire FL, réside dans l’existence d’îlots sécuritaires échappant au contrôle de l’État, à commencer par les armes palestiniennes à l’extérieur ou à l’intérieur des camps, et jusqu’aux organisations libanaises armées ».
Après avoir réaffirmé la nécessité de placer les armes illégales sous le contrôle exclusif de l’armée afin que « la décision au plan militaire et sécuritaire soit du seul ressort de l’État », le bloc FL a vivement stigmatisé « les agressions répétées contre les forces de la Finul ». « Les déclarations des responsables officiels condamnant ces agressions ne suffisent pas pour régler ce problème, souligne le communiqué. Ce qui est requis c’est de confier l’entière responsabilité du maintien de la sécurité à l’armée et aux services de sécurité, exclusivement ».

La situation gouvernementale
Abordant ensuite la situation sur le plan gouvernemental, le communiqué du bloc parlementaire FL commence par rappeler que l’année écoulée a été marquée par « le coup de force qui a renversé le gouvernement précédent (présidé par Saad Hariri) en vue de la formation du gouvernement actuel ». « Ce coup de force était en apparence constitutionnel, mais, en réalité, il s’est produit sous le poids des armes (illégales du Hezbollah), relève le bloc FL. Il en résulte que le gouvernement actuel est inefficace, sans compter qu’il brade quotidiennement la souveraineté du Liban, son indépendance et la liberté de son peuple. »
Et le communiqué d’ajouter : « Ce gouvernement n’a réussi à régler aucun problème socio-économique qui se pose au pays. Preuve en est ce qui s’est produit au cours des deux derniers jours. Le gouvernement a en effet approuvé le projet du ministre Charbel Nahas concernant le réajustement des salaires alors que le Premier ministre Nagib Mikati était parvenu à un autre accord avec le patronat et les ouvriers. Cela constitue une grave menace pour l’économie nationale, en sus du désarroi provoqué dans les rangs des ouvriers, des organismes économiques et des citoyens en général. »
En conclusion, le communiqué du bloc FL qualifie de « mascarade » et de « retour en arrière » la manière avec laquelle le dossier des nominations administratives est traité par les responsables officiels. Le bloc FL a réclamé sur ce plan de revenir au mécanisme des nominations qui avait été avalisé sous le précédent gouvernement de Saad Hariri « au lieu de se livrer à un partage du gâteau, ce qui accroît la corruption au sein des institutions de l’État et sape toutes les allégations de réforme et de changement » (allusion à peine voilée au courant aouniste).
Les principaux développements qui ont marqué l’année écoulée sur le double plan local et régional ont été évoqués au cours de la réunion que le bloc parlementaire des Forces libanaises a tenue hier à Meerab (Kesrouan) sous la présidence du chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, en présence des députés Tony Aboukhater, Joseph Maalouf, Chunt Jundjian, Georges Adwan, Sethrida Geagea, Farid Habib, Antoine Zahra, et Élie Keyrouz, des anciens ministres Ibrahim Najjar, Sélim Wardy et Tony Karam, et du représentant des FL au secrétariat général du 14 Mars, Eddy Abillamaa.Le député Tony Aboukhater a donné lecture du communiqué publié à l’issue de la réunion. Le texte réaffirme notamment, au plan régional, la foi du bloc des FL dans le printemps arabe « en dépit des difficultés qui l’entravent...
commentaires (2)

Pas forcément une bonne idée,ce soutien aux "printemps arabes"...la saison a changé,non?

GEDEON Christian

04 h 51, le 24 décembre 2011

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Commentaires (2)

  • Pas forcément une bonne idée,ce soutien aux "printemps arabes"...la saison a changé,non?

    GEDEON Christian

    04 h 51, le 24 décembre 2011

  • - - Je réaffirme , tu réaffirmes , ils réaffirment .. Continuer à réaffirmer , le train est déjà parti sans vous .

    JABBOUR André

    02 h 00, le 24 décembre 2011

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