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Liban

Dix Libanais participeront à la mission d’observation arabe en Syrie

Sur demande écrite du secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el-Arabi, le Liban contribuera à la force d’observateurs arabes en Syrie, en envoyant à Damas dix personnes, cinq militaires et un nombre égal de juristes ou de spécialistes des droits de l’homme, rapporte notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane.
Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, en informera aujourd’hui le Conseil des ministres et décrira la mission qui sera confiée aux membres de la mission libanaise. Ces derniers recevront leur ordre de mission du premier contingent d’observateurs attendus demain jeudi dans la capitale syrienne. Cet ordre de mission comprendra la définition de leur tâche et les règles de protection de ces observateurs. On sait aussi qu’un centre des droits de l’homme sera créé, conformément aux clauses de l’accord signé le 19 décembre. Le mandat de la force d’observation est fixé en un premier temps à un mois.
Le chef de l’État, le général Sleiman, a affirmé hier que l’accueil favorable réservé à la signature du protocole avec la Syrie « confirme le bien-fondé de la position adoptée par le Liban à la Ligue arabe et au Conseil de sécurité, et stipulant que la Ligue arabe doit jouer son rôle dans le renforcement de la solidarité arabe d’abord et la protection de la sécurité nationale du monde arabe ».
De son côté, l’ancien chef de gouvernement Sélim Hoss a salué la signature du protocole, tout en déplorant la lenteur de la réaction arabe. « Il n’y a pas eu d’initiative arabe adéquate et effective, au bon moment, a-t-il affirmé. La situation a explosé en Syrie sans que la communauté arabe ne réagisse comme il faut. Les pays arabes ont assisté à ce qui se passe en spectateurs, contrairement à ce qu’il fallait s’attendre. »
Pour le député Ammar Houri (Futur), « le régime syrien est embarrassé. La signature du protocole est venue tardivement. La mission d’observation va permettre au monde arabe de mesurer l’étendue du respect de la liberté de manifester en Syrie, de s’assurer que les prisonniers sont libérés ; elle permettra aussi aux médias du monde de couvrir librement ce qui se passe en Syrie ».
De son côté, M. Omar Karamé a pris la signature du protocole du bon côté et a affirmé qu’elle a empêché l’internationalisation de la crise syrienne. Naïm Kassem, numéro 2 du Hezbollah, y a vu l’échec de la tentative « de détruire la Syrie ».
Sur demande écrite du secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el-Arabi, le Liban contribuera à la force d’observateurs arabes en Syrie, en envoyant à Damas dix personnes, cinq militaires et un nombre égal de juristes ou de spécialistes des droits de l’homme, rapporte notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane. Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, en informera aujourd’hui le Conseil des ministres et décrira la mission qui sera confiée aux membres de la mission libanaise. Ces derniers recevront leur ordre de mission du premier contingent d’observateurs attendus demain jeudi dans la capitale syrienne. Cet ordre de mission comprendra la définition de leur tâche et les règles de protection de ces observateurs. On sait aussi qu’un centre des droits de l’homme sera créé, conformément aux...
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