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À La Une - Sommet

Les Arabes du Golfe somment l'Iran de "cesser ses ingérences"

Le CCG accuse Téhéran de provoquer un conflit confessionnel.

De gauche à droite : Abdallah d'Arabie, l'émir du Koweït Sabah al-Ahmad al-Sabah, le sultan d'Oman Qaboos bin Said, le roi du Bahreïn Hamad bin Issa al-Khalifa. Derrière à gauche, le PM qatari Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani. Derrière lui,le souverain de Dubaï, Moammed bin Rashid al-Maktoum. Photo de l'agence de presse saoudienne/

Les dirigeants des monarchies du Golfe ont appelé mardi l'Iran à cesser ses "ingérences" dans les affaires internes de leurs pays, au terme de leur sommet annuel à Ryad.
Dans un communiqué publié à l'issue du sommet, le Conseil de coopération du Golfe "demande à l'Iran de cesser (...) ses ingérences dans les affaires internes" des Etats membres, et exprime "sa profonde inquiétude face à la poursuite par l'Iran de son ingérence (...), ses tentatives de semer la désunion et de provoquer un conflit confessionnel" dans la région.


Les dirigeants des monarchies pétrolières du CCG se disent par ailleurs "profondément préoccupés" par le programme nucléaire de l'Iran, invitant ce pays à "coopérer pleinement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique", selon le communiqué.
L'AIEA avait évoqué dans un rapport en novembre des informations "crédibles" selon lesquelles l'Iran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique. L'Iran a dénoncé un rapport "infondé".


Les relations des monarchies du CCG avec l'Iran sont tendues depuis l'intervention militaire saoudienne en mars à Bahreïn, pour soutenir la dynastie sunnite au pouvoir dans ce royaume dont la population majoritairement chiite, comme en Iran, réclame des réformes politiques.
L'Iran a violemment condamné cette intervention, s'attirant en retour l'accusation "d'ingérence" par les monarchies arabes du Golfe qui l'ont accusé de chercher à déstabiliser la région.


Fin novembre, un important religieux conservateur iranien, l'ayatollah Ahmad Janati, a affirmé que la dynastie des Al-Saoud devrait quitter le pouvoir, alors que la crise entre Téhéran et Ryad était aggravée par la découverte en octobre d'un complot présumé visant à assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis, attribué par Washington à l'Iran.

 

 

Un fonds de 5 milliards USD pour la Jordanie et le Maroc


Sur un autre plan, le CCG a annoncé la création d'un fonds de développement de cinq milliards de dollars pour la Jordanie et le Maroc, sans plus évoquer l'adhésion au CCG qu'il avait proposée en mai à ces deux monarchies.
Les monarchies du Golfe ont par ailleurs annoncé avoir adopté l’initiative lancée, à l'ouverture lundi du sommet, par le roi Abdallah d'Arabie saoudite pour constituer une union, 30 ans après la création du groupement régional.
Les dirigeants ont décidé d'accélérer "le processus de réformes globales dans leurs pays", de "consolider l'unité nationale sur la base de l'égalité entre leurs citoyens et leurs citoyennes", de "renforcer la complémentarité économique" et d'"augmenter leur coopération dans les domaines de le défense et de la sécurité", selon leur communiqué final.
Le CCG -Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït- compte 45 millions d'habitants et son PIB était de plus de mille milliards de dollars en 2010.

Les dirigeants des monarchies du Golfe ont appelé mardi l'Iran à cesser ses "ingérences" dans les affaires internes de leurs pays, au terme de leur sommet annuel à Ryad.Dans un communiqué publié à l'issue du sommet, le Conseil de coopération du Golfe "demande à l'Iran de cesser (...) ses ingérences dans les affaires internes" des Etats membres, et exprime "sa profonde inquiétude face à la poursuite par l'Iran de son ingérence (...), ses tentatives de semer la désunion et de provoquer un conflit confessionnel" dans la région.
Les dirigeants des monarchies pétrolières du CCG se disent par ailleurs "profondément préoccupés" par le programme nucléaire de l'Iran, invitant ce pays à "coopérer pleinement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique", selon le communiqué.L'AIEA avait évoqué dans un rapport en...
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