Au cours de l'audition devant une commission de la Chambre des représentants, Frederic Hof, coordinateur des Affaires régionales pour le Moyen-Orient au département d'Etat, a déclaré: "Notre point de vue est que ce régime est l'équivalent d'un mort-vivant".
Interrogé sur le temps que pourrait mettre le régime à s'effondrer, il a répondu que cela était "difficile à prévoir". "Mais je ne vois pas ce régime survivre", a-t-il dit.
Par ailleurs, il a appelé la Russie, la Chine et l'Inde à se joindre aux efforts des Nations unies pour protéger la population syrienne de la répression, allant jusqu'à accuser les Etats qui s'opposent à l'action de l'ONU de "calculs politiques".
"Nous demandons aux Etats qui se sont opposés aux efforts de l'ONU pour protéger les civils syriens de revenir sur leur position", a-t-il indiqué.
M. Hof a appelé ces pays à répondre à des questions simples telles que: "le régime permet-il des manifestations pacifiques? Le régime permet-il à l'opposition politique de s'organiser?"
"Nous demandons aux Etats qui protègent ce régime (...): ne permettez pas que des civils innocents paient le prix de vos calculs politiques", a ajouté le responsable américain.
"Nous devons redoubler d'efforts avec Moscou pour le persuader que son soutien envers ce régime ne fait pas que faciliter une catastrophe humanitaire, mais ce n'est manifestement pas dans l'intérêt de la Russie", a dit M. Hof en espérant que la Russie revienne sur son "arithmétique" au sujet de la situation en Syrie.
M. Hof a aussi assuré que si M. Assad persistait, il se retrouverait dans la situation de la Corée du Nord, isolé de la communauté internationale en raison de sanctions imposées par Washington, les pays de l'Union européenne et la Turquie.
Par ailleurs, l'élu républicain Steven Chabot, qui présidait l'audition a estimé que la politique, qui a été défendue par l'administration récemment, "d'encourager la non-violence contre le régime d'Assad, devient de plus en plus intenable".
M. Hof a répondu qu'il n'allait pas appeler les Syriens à se défendre, et qu'il espérait toujours une solution négociée notamment via la Ligue arabe.
"Les Syriens de tous bords reconnaissent que le coût d'un combat jusqu'au bout serait prohibitif", a-t-il dit.
Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a de nouveau appelé la communauté internationale à protéger la population civile face à la répression sanglante qui a fait plus de 5.000 morts depuis mars selon l'ONU.


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