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À La Une - Crise

Syrie : "Cela ne peut plus durer", prévient Ban Ki-moon

"Au nom de l'humanité, il est temps pour la communauté internationale d'agir".

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

"Plus de 5.000 personnes sont mortes en Syrie. Cela ne peut plus durer. Au nom de l'humanité, il est temps pour la communauté internationale d'agir", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse. "La situation est très inquiétante", a ajouté M. Ban. "J'espère que les Nations unies seront en mesure de prendre des mesures concertées".

Ban Ki-moon a indiqué qu'il avait transmis "ces derniers jours" au Conseil de sécurité un rapport du Conseil des droits de l'homme condamnant le régime de Damas pour les exactions commises en Syrie.

Le Conseil de sécurité des Nations unies n'arrive pas à se mettre d'accord sur une résolution condamnant la répression sanglante en Syrie, du fait de l'opposition de la Russie et de la Chine, qui disposent d'un droit de veto.

 

Dans ce cadre, un haut responsable américain a appelé la Russie, la Chine et l'Inde à se joindre aux efforts des Nations unies pour protéger la population syrienne de la répression, accusant les Etats qui s'opposent à l'action de l'ONU de "calculs politiques"."Nous demandons aux Etats qui se sont opposés aux efforts de l'ONU pour protéger les civils syriens de revenir sur leur position", a  indiqué le coordinateur des Affaires régionales pour le Moyen-Orient au département d'Etat, Frederic Hof.
M. Hof a appelé ces pays à répondre à des questions simples telles que: "le régime permet-il des manifestations pacifiques? Le régime permet-il à l'opposition politique de s'organiser?"
"Nous demandons aux Etats qui protègent ce régime de la volonté des citoyens syriens: ne permettez pas que des civils innocents paient le prix de vos calculs politiques".

Le responsable US a également estimé que le régime syrien est "l'équivalent d'un mort-vivant". Interrogé sur le temps que pourrait mettre le régime à s'effondrer, il a répondu que cela était "difficile à prévoir". "Mais je ne vois pas ce régime survivre", a-t-il dit.

Sur le terrain, les violences ne fléchissent pas. Le bilan s'élève à 29 morts. Huit soldats ont été tués dans la province de Hama (centre) dans une attaque menée par des déserteurs contre quatre jeeps de l'armée régulière à l'entrée du village de Acharna, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

D'autre part, vingt et un civils ont été tués dont onze à Hama, par les tirs des forces de sécurité, selon l'OSDH.
"Le quartier de Hamidiyé à Hama a été la cible d'intenses tirs à la mitrailleuse lourde". "Les affrontements entre déserteurs et soldats réguliers de l'armée se poursuivaient" dans cette région en fin d'après-midi, selon la même source.
Plus au sud à Homs, cinq civils ont été tués par des tirs nourris de mitrailleuses dans des quartiers comme al-Bayyada et Baba Amro.
A Idleb (nord-ouest), près de la frontière turque, trois civils ont été tués par des tirs des forces de sécurité à Maar Masrine.
"Une femme irakienne a péri sous les balles de tireurs embusqués à Zabadani" dans la province de Damas, et à Deraa (sud), a ajouté l'OSDH.
Un civil a été tué par des tirs de la sécurité à Bosr al-Harir, dans la région de Deraa, berceau de la contestation, et des affrontements entre déserteurs et les forces de sécurité qui avaient commencé le matin, se poursuivaient dans le village al-Loujat, selon la même source.
Quatre autres personnes ont péri également à Homs, "à la suite d'actes de torture ou de blessures reçues il y a quelques jours".

 

Les violences en Syrie ont, une nouvelle fois, débordé sur le Liban. Sept personnes, -cinq Syriens et deux Libanais, ont été blessées par des tirs dans deux incidents différents à la frontière. Cinq Syriens ont été blessés par des tirs à Qousseir, une ville syrienne frontalière, et ils ont été transportés clandestinement  au Liban où ils ont été hospitalisés, a indiqué une source médicale.
Plus tôt, deux Libanais avaient été blessés par les tirs d'une patrouille militaire syrienne entrée en territoire libanais, où elle a ouvert le feu sur une localité frontalière, a indiqué un responsable libanais. 

 

En dépit des violences quotidiennes, l’opposition est déterminée à poursuivre son mouvement de désobéissance civile. La grève décrétée depuis dimanche se poursuivait à Deraa, Homs, Hama, Idleb et Douma, ont indiqué des militants et des habitants.

Sur leur page Facebook, les militants pro-démocratie ont appelé les Syriens à poursuivre la grève lancée la semaine dernière pour faire pression sur le régime Assad. "La deuxième étape a commencé, nous allons fermer nos portables pendant quatre heures les après-midi, bloquer les rues, aller au travail mais sans vraiment travailler", ont écrit les militants qui entendent "couper les moyens financiers du régime, avec lesquels il tue nos enfants". "A Deraa, la grève se poursuit pour la quatrième journée consécutive", a affirmé à l'AFP un militant sur place. Lundi, "personne n'a voté aux municipales. La grève continue depuis dimanche et les élèves ne vont pas à l'école", a indiqué de son côté Hachem, un habitant de Kanaker, à 50 km au sud de Damas. 

 

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a de nouveau appelé la communauté internationale à protéger la population civile face à la répression sanglante qui a fait plus de 5 000 morts depuis mars selon l'ONU. "Les membres du Conseil de sécurité doivent discuter de moyens divers pour protéger les civils. Ils doivent trouver de nouveaux moyens afin de protéger les civils en Syrie", a affirmé la porte-parole du CNS, Bassma Kodmani sur le site du Conseil national syrien. 

 

Par ailleurs, les ministres arabes des Affaires étrangères doivent tenir samedi au Caire une réunion d'urgence pour répondre à la proposition syrienne d'accepter l'envoi d'observateurs en échange de la fin des sanctions régionales.

 

"Plus de 5.000 personnes sont mortes en Syrie. Cela ne peut plus durer. Au nom de l'humanité, il est temps pour la communauté internationale d'agir", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse. "La situation est très inquiétante", a ajouté M. Ban. "J'espère que les Nations unies seront en mesure de prendre des mesures concertées".
Ban Ki-moon a indiqué qu'il avait transmis "ces derniers jours" au Conseil de sécurité un rapport du Conseil des droits de l'homme condamnant le régime de Damas pour les exactions commises en Syrie. Le Conseil de sécurité des Nations unies n'arrive pas à se mettre d'accord sur une résolution condamnant la répression sanglante en Syrie, du fait de l'opposition de la Russie et de la Chine, qui disposent d'un droit de veto.
 
Dans ce cadre, un haut...
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