La liste comprend sept Libanais (dont une femme). Elle inclut également plusieurs nouvelles personnalités issues du printemps arabe, comme le cybermilitant égyptien Waël Ghoneim, fondateur de la page Facebook qui avait appelé aux manifestations anti-Moubarak, et Ahmad Maher, fondateur du Mouvement du 6 avril égyptien.
Au plan libanais, deux personnalités ont été retenues au niveau politique : Saad Hariri et Hassan Nasrallah.
L’ancien Premier ministre et leader du courant du Futur a été sélectionné pour l’influence qu’il a acquise après l’assassinat de son père en février 2005. « Le chef du courant du Futur a été élu député lors des élections législatives de 2005 et reste l’un des dirigeants les plus importants du 14 Mars », note le RISSC.
Le chef du Hezbollah a été pour sa part sélectionné parmi les 500 personnes les plus influentes parce qu’il représente, selon le RISSC, une « grande figure militaire » au Liban et dans le reste du monde arabe. Le document précise que la popularité du leader chiite s’est largement étendue dans le monde arabe après la guerre israélienne de 2006 contre le Liban. « La résistance du Hezbollah face aux forces israéliennes a permis à Nasrallah de gagner un plus grand soutien » à travers le monde arabe, note le rapport.
Le texte souligne par ailleurs que la popularité du secrétaire général du Hezbollah au Liban est en partie due à l’engagement de son parti dans le développement social, comme la « construction d’écoles et de cliniques médicales », notamment dans les « régions à prédominance chiite ». Il est cependant classé 23e sur la liste 2011, enregistrant une chute de six points depuis 2009.
Dans le domaine religieux figure le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, salué pour « avoir régulièrement tenu des propos rejetant le confessionnalisme et la violence ».
Dans la catégorie « Philanthropie, charité et développement », deux Libanais sont cités : Amine Daouk, président de l’Association islamique des Makassed de Beyrouth, l’une des organisations de bienfaisance les plus anciennes du Liban, et Rabab Sadr, défenseur des droits de l’homme et présidente de la Fondation de l’imam Sadr, « l’une des organisations humanitaires les plus actives du Liban », selon le centre jordanien.
Sur le plan culturel, Roger Assaf est cité. Le réalisateur et acteur franco-libanais converti au chiisme a cofondé avec son épouse, Hanane Hajj-Ali, la compagnie théâtrale al-Hakawati (Le conteur) ainsi que Shams, l’association coopérative culturelle des jeunes du théâtre et du cinéma. Le rapport salue le fait que Shams offre aux personnes non privilégiées la possibilité de s’exprimer librement à travers l’art dramatique.
Enfin, dans le domaine médiatique, le RISSC a sélectionné le Libanais Ali Jaber, doyen du Collège Mohammad ben Rached à l’Université américaine de Dubaï. M. Jaber « a participé au lancement de nombreuses chaînes de télévision dans la région, précise le rapport. Il figure actuellement parmi les juges dans l’émission populaire Arabs Got Talent qui encourage l’émergence de nouveaux talents dans le monde arabe ».


Prière lire : Et ça ne plaît pas etc... Anastase Tsiris
11 h 35, le 13 décembre 2011