Le président Alassane Ouattara avait appelé « tous ses compatriotes » à voter. Mais l’affluence a été plutôt faible, en net retrait par rapport à la présidentielle de novembre 2010, qui avait été suivie par des violences postélectorales (décembre 2010 – avril 2011) ayant fait 3 000 morts. De nombreux Ivoiriens ne sont pas passionnés pour ces élections, étant davantage préoccupés par l’amélioration de leur condition de vie. « De façon générale, l’élection des députés à l’Assemblée nationale n’a jamais autant mobilisé que (...) les présidentielles. Nous tournons généralement autour de 35 % », a souligné le président de la commission électorale, Youssouf Bakayoko. Aucun incident grave n’a été signalé. Quelque 25 000 membres des forces de l’ordre ivoiriennes, épaulés par 7 000 membres de la mission de l’ONU (Onuci), avaient été déployés dans le pays.
Le Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) avait appelé ses sympathisants à boycotter le scrutin, arguant que les conditions n’étaient pas réunies pour une élection équitable. Le mouvement demande la libération de ses principaux dirigeants, notamment de son chef écroué à La Haye, car « se réconcilier sans Laurent Gbagbo va être difficile ».
(Source : AFP)

